Radios associatives
Question de :
M. Derosier Bernard
- SOC
M. Bernard Derosier demande a M. le ministre du budget de bien vouloir lui fournir des precisions sur le financement de la commission du fonds de soutien a l'expression radiophonique. Il semble, en effet, que les ressources de la commission du fonds de soutien subiront une diminution de 35 p. 100 par rapport a l'annee derniere, ce qui ne manquera pas d'avoir des consequences importantes sur le montant des subventions qu'elle pourra accorder. Or, les principaux organismes versant la taxe sur la publicite n'ont pas fait etat de diminutions notables de leurs ressources publicitaires et les modalites de calcul de cette taxe n'ont pas ete modifiees ; comme la perception de celle-ci releve exclusivement du ministere du budget, on peut legitimement se demander si la perception de cette taxe a ete effectuee conformement aux dispositions en vigueur. Cette diminution drastique des ressources, et par consequent des subventions accordees, telle qu'elle a ete communiquee par le ministere du budget, risque bien evidemment d'avoir des consequences tres facheuses sur les activites des radios associatives, pour lesquelles l'aide versee par le fonds revet un caractere essentiel a la poursuite de leurs emissions. Si cette diminution des aides devait se confirmer, nombre de ces radios seront vraisemblablement amenees a cesser toute activite, ce qui porterait un nouveau coup tres rude a l'expression radiophonique, et partant au pluralisme democratique dans l'audiovisuel. Aussi, il lui demande quelles sont les raisons de cette importante diminution des ressources de la commission du fonds de soutien a l'expression radiophonique et quelles mesures il compte prendre afin d'assurer la poursuite des activites des radios associatives.
Réponse publiée le 6 novembre 1995
Le fonds de soutien a l'expression radiophonique est alimente par une taxe parafiscale percue sur les recettes de publicite televisee et radiodiffusee. Les encaissements constates par les comptables de la direction generale des impots sont reverses a l'Institut national de l'audiovisuel, gestionnaire du fonds de soutien. Ces encaissements se sont fortement accrus a la suite d'une erreur de declaration d'un des principaux contribuables. Cette erreur ayant ete detectee, le produit de la taxe a ete en 1993 inferieur de pres de 20 millions de francs a la prevision initiale. Grace au fonds de roulement constitue au cours des annees anterieures et aux produits financiers tires de son placement, l'Institut national de l'audiovisuel a pu compenser cette moins-value de recettes. En 1994, le Gouvernement a decide la mise en place d'un dispositif permettant de consolider les recettes du fonds. D'une part, un credit de 32,5 millions de francs en faveur du fonds a ete ouvert par decret d'avances no 94-839 du 29 septembre 1994 afin d'en maintenir les recettes au niveau initialement prevu. D'autre part, le taux de la taxe parafiscale a ete majore par le decret no 94-1222 du 30 decembre 1994 et l'arrete du meme jour. Cette disposition ne concerne que les chaines de television. Parallelement, la loi de finances rectificative pour 1994 (no 94-1163 du 29 decembre 1994) a reduit a due concurrence, dans son article 29, le taux de la taxe fiscale qu'acquittent les chaines de television sur la publicite afin de ne pas accroitre les charges qui leur sont imposees. Ce dispositif devrait permettre en 1995 d'atteindre les objectifs de recettes fixes en loi de finances initiale.
Auteur : M. Derosier Bernard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Radio
Ministère interrogé : budget, porte-parole du gouvernement
Ministère répondant : économie, finances et plan
Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 6 novembre 1995