Etudiants
Question de :
M. Taittinger Frantz
- RPR
M. Frantz Taittinger attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement superieur et de la recherche sur les problemes que peuvent rencontrer certains etudiants quant a leurs inscriptions dans certaines facultes. Actuellement, il est courant de voir de nombreux etudiants qui, inscrits dans une filiere universitaire ou dans une ecole preparatoire, echouent a leurs examens ou concours, par suite d'une mauvaise orientation. Ces etudiants qui apres une ou deux annees d'etudes tentent de se reinscrire dans une autre filiere se heurtent a de nombreux obstacles, l'administration universitaire leur repondant souvent qu'il n'y a plus de place et que la priorite (pour les inscriptions) est donnee aux nouveaux bacheliers. Par consequent, de nombreux etudiants se retrouvent a la rentree universitaire sans aucune inscription, et ce dans les principales matieres enseignees a l'universite (droit, economie, histoire et sciences). Ces etudiants se retrouvent alors soit a « la rue », soit dans l'obligation de s'inscrire dans un etablissement qui ne correspond que tres rarement a la formation professionnelle souhaitee. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre les mesures envisagees concernant les etudiants qui souhaiteraient changer de cursus universitaire, et dont la reinscription est, actuellement, tres aleatoire, faute de place dans les facultes.
Réponse publiée le 24 octobre 1994
La reinscription des etudiants dans une filiere universitaire se situe dans le cadre d'une politique globale d'augmentation de la capacite d'accueil au sein des universites, mais egalement d'amelioration de l'orientation des eleves de terminale et des etudiants en premiere annee de premier cycle de l'enseignement superieur. L'expansion continue des effectifs de bacheliers depuis plus de dix ans s'est accompagnee d'une entree massive dans l'enseignement superieur. Afin de mieux gerer cette augmentation, deux types de mesures ont ete adoptees : d'une part, l'extension des capacites des universites (creation d'universites nouvelles et diversification des filieres) ; d'autre part, la mise en place d'une gestion previsionnelle des inscriptions au moyen de systemes telematiques de recensement des voeux des bacheliers (Ravel, Ocapi). Ces dispositifs visent une meilleure regulation des flux d'entree dans l'enseignement superieur en mettant en relation les intentions d'orientation avec le potentiel de formation au niveau academique, le rectorat assurant la repartition des etudiants encore a la recherche d'une universite d'accueil. Le ministere de l'enseignement superieur et de la recherche developpe actuellement des actions d'information et d'orientation favorisant une meilleure adequation entre les capacites et les interets de chacun. Des journees d'information sont organisees annuellement par les services communs universitaires d'accueil, d'orientation et d'insertion professionnelle des etudiants (SCUIO) dans les classes terminales des lycees et dans les universites afin de presenter aux futurs etudiants la palette des formations universitaires et des professions auxquelles les formations permettent d'acceder. Au niveau du premier cycle de l'enseignement superieur, le SCUIO met en place, en collaboration avec les enseignants et les etudiants avances, des dispositifs d'accueil et de reorientation (semaine d'accueil) et tutorat pedagogique visant a faciliter l'integration des nouveaux entrants et accroitre leurs chances de reussite. Concernant les etudiants s'etant trompes de filiere, les universites s'attachent dans la mesure du possible a les reorienter dans une autre filiere. Pour ce faire, elles ont mis en place des systemes de passerelles entre cursus comportant eventuellement des cours de remise a niveau. Enfin, les SCUIO recoivent et conseillent individuellement les eleves en situation d'echec et elaborent des outils d'aide a la reorientation.
Auteur : M. Taittinger Frantz
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement superieur
Ministère interrogé : enseignement supérieur et recherche
Ministère répondant : enseignement supérieur et recherche
Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 24 octobre 1994