Emploi et activite
Question de :
M. Cazin d'Honincthun Arnaud
- UDF
Les artisans boulangers et patissiers-boulangers, qui emploient 108 000 salaries, s'inquietent des difficultes auxquelles ils sont confrontes, en raison tant de la poursuite sans reel controle d'ouvertures d'hypermarches de moins de 1 000 metres carres, pour lesquelles la seule autorisation du maire suffit, que du non-respect de la regle de fermeture hebdomadaire et de l'alourdissement des charges sociales sur la main-d'oeuvre des petites entreprises. Il s'installe aujourd'hui une concurrence de plus en plus nette d'entreprises ou de chaines commerciales qui utilisent sans controle strict l'appellation de « boulangerie » alors qu'ils n'en n'ont aucun droit. Le controle devrait commencer des l'attribution de la prime a la creation d'entreprise aux createurs de terminaux de cuisson dans la mesure ou certains beneficiaires ne sont que des relais et dans la mesure ou ils ne sont aucunement de veritables fabricants de pain. Il est souhaitable que les artisans boulangers soient davantage proteges et qu'ils puissent ainsi se premunir contre certaines pratiques anticoncurrentielles. M. Arnaud Cazin d'Honincthun demande a M. le ministre des entreprises et du developpement economique, charge des petites et moyennes entreprises et du commerce et de l'artisanat, quelles mesures il entend prendre en vue de rassurer les membres de cette profession, soucieux de sauvegarder le savoir-faire et la qualite attaches a leur profession.
Réponse publiée le 17 octobre 1994
Pour repondre a la vive concurrence subie par la boulangerie artisanale, des mesures ont ete prises pour faire reconnaitre et promouvoir le savoir-faire des artisans boulangers ainsi que la qualite de leurs produits. Si l'appellation « boulangerie » n'est pas protegee (la solution de reserver l'enseigne de « Boulangerie-Patisserie » aux seuls artisans avait ete ecartee par les professionnels eux-memes en 1993), le titre d'artisan et de maitre artisan permet de distinguer sans equivoque une boulangerie artisanale. Au niveau du produit, le decret no 93-1074 du 13 septembre 1993 sur le pain francais, pris dans le souci d'informer les consommateurs, permet egalement de valoriser la notion de pain traditionnel francais par rapport a celui fabrique selon les modes en vigueur dans d'autres pays de l'Union europeenne. La notion de « pain maison » permet aux entreprises qui fabriquent elles-memes leur pain de se demarquer des terminaux de cuisson qui utilisent des patons surgeles. Le ministere des entreprises et du developpement economique n'a pas la possibilite de controler l'attribution d'aides a caractere local, comme les primes a la creation d'entreprise. Cependant, les exploitants de terminaux de cuisson, qui ne sont pas des artisans, sont exclus du dispositif national des prets bonifies. Par ailleurs, les actions prevues dans les contrats de Plan Etat-Region, en liaison avec le programme d'orientation pour l'artisanat, visent a soutenir les initiatives des professionnels de la boulangerie, en valorisant la qualite de leurs produits, par exemple au travers du developpement des filieres locales. L'ensemble de cette politique de qualite devrait permettre aux entreprises d'en retirer tout le benefice en termes economiques.
Auteur : M. Cazin d'Honincthun Arnaud
Type de question : Question écrite
Rubrique : Boulangerie et patisserie
Ministère interrogé : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Ministère répondant : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994