Question écrite n° 16980 :
APL

10e Législature

Question de : M. Marcellin Raymond
- UDF

M. Raymond Marcellin appelle l'attention de M. le ministre du logement sur la recommandation emise par la Cour des comptes de modifier le systeme actuel de publication des baremes de l'allocation personnalisee au logement (APL). En effet, les baremes de l'APL, reevalues chaque annee, sont applicables du 1er juillet au 30 juin de l'annee suivante mais ne sont publies qu'en novembre. On ne peut donc en tenir compte lorqu'est arrete le budget de l'annee suivante soumis au vote du Parlement. Des lors, entre le 1er juillet et la date de parution du bareme, les organismes payeurs doivent proceder a un calcul provisoire de l'aide puis, lorsque le nouveau bareme est arrete, ils doivent refaire les calculs et proceder au versement de rappels ou a la repetition des sommes indument payees. Cette gestion compliquee des APL est couteuse puisqu'elle impose un double traitement. De plus, en pratique, les indices ne sont pas ou que partiellement recuperes ; il s'agit la d'une deuxieme source de depense evaluee par la CNAF a 150 millions de francs par an. Enfin, cette situation engendre des aleas pour les plans de financement des accedants pendant plusieurs mois ; elle desoriente les beneficiaires et accroit le nombre des contentieux. Aussi, lui demande-t-il de bien vouloir lui indiquer s'il a fait proceder a une reflexion sur ce sujet et s'il envisage de suivre cette recommandation de la Cour des comptes.

Réponse publiée le 12 septembre 1994

Le Gouvernement est conscient des difficultes provenant de la parution tardive des baremes des aides a la personne. Diverses raisons sont a l'origine de cette parution tardive. Ainsi, les baremes sont habituellement arretes par le Gouvernement, apres arbitrages sur le projet de budget du logement rendus par le Premier ministre fin juillet ou debut aout. L'organisation des travaux du Gouvernement, la necessite de consulter le Conseil national de l'habitat et le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales, allongent encore le calendrier de telle sorte que les baremes sont publies tardivement, au-dela du 1er juillet. La possibilite de reporter la date d'application des baremes du 1er juillet au 1er janvier suivant a fait l'objet d'une etude par les differents partenaires concernes. Cette solution, qui presente beaucoup d'avantages, pose le probleme de la date de prise en compte des ressources des menages : si cette date etait le 1er janvier, comme cela serait envisageable, les caisses d'allocations familiales auraient a gerer deux « bases ressources », l'une en janvier, l'autre en juillet, selon les prestations concernees. En outre, et pour des raisons de simplification de gestion, le choix d'actualiser les ressources des menages au 1er janvier pour l'ensemble des prestations familiales et sociales liquidees par les caisses, conduirait a prendre en compte, pour le calcul de l'aide entre le 1er janvier et le 31 decembre de l'annee n, les ressources de l'annee n-2. Or, plus le delai existant entre la date d'actualisation des ressources et la perception de ces memes ressources augmente, plus la situation des menages concernes risque d'avoir evolue sans pouvoir toujours etre prise en compte par la reglementation. C'est pour cette raison que le Gouvernement a, malgre les inconvenients de la situation actuelle, renonce a prendre une decision de report de la date d'actualisation des aides au 1er janvier.

Données clés

Auteur : M. Marcellin Raymond

Type de question : Question écrite

Rubrique : Logement : aides et prets

Ministère interrogé : logement

Ministère répondant : logement

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 12 septembre 1994

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