Question écrite n° 17011 :
Emploi et activite

10e Législature

Question de : M. Pons Bernard
- RPR

M. Bernard Pons appelle l'attention de M. le ministre des entreprises et du developpement economique, charge des petites et moyennes entreprises et du commerce et de l'artisanat, sur la situation des artisans boulangers. Tout en se felicitant des mesures positives prises par le gouvernement en ce qui concerne leur profession (encouragements financiers accordes aux maitres d'apprentissage, denomination des pains qui donne une identite au pain francais, suppression de l'interdiction du travail de nuit des ouvriers boulangers), cette profession s'oppose a l'attribution de la prime a la creation d'entreprise pour les createurs de terminaux de cuisson, qu'il s'agisse d'entreprises individuelles ou d'entreprises integrees dans des chaines commerciales et elle s'eleve contre l'abus de l'appellation boulangerie pour laquelle elle demande une reelle protection. Les boulangers souhaiteraient que le Conseil superieur de la qualite artisanale ait autorite pour decider des mesures applicables en boulangerie artisanale dans le domaine de l'hygiene, de la securite et de la qualite. Ceux-ci estiment qu'il serait bon que les decisions de justice en ce qui concerne les arretes prefectoraux de fermeture hebdomadaire soient appliquees. Il lui demande quelles mesures il envisage de prendre afin d'ameliorer la situation de la boulangerie et la boulangerie-patisserie francaise.

Réponse publiée le 17 octobre 1994

Pour repondre a la vive concurrence subie par la boulangerie artisanale, des mesures ont ete prises pour faire reconnaitre et promouvoir le savoir-faire des artisans boulangers ainsi que la qualite de leurs produits. Si l'appellation « boulangerie » n'est pas protegee (la solution de reserver l'enseigne de « Boulangerie-Patisserie » aux seuls artisans avait ete ecartee par les professionnels eux-memes en 1993), le titre d'artisan et de maitre artisan permet de distinguer sans equivoque une boulangerie artisanale. Au niveau du produit, le decret no 93-1074 du 13 septembre 1993 sur le pain francais, pris dans le souci d'informer les consommateurs, permet egalement de valoriser la notion de pain traditionnel francais par rapport a celui fabrique selon les modes en vigueur dans d'autres pays de l'Union europeenne. La notion de « pain maison » permet aux entreprises qui fabriquent elles-memes leur pain de se demarquer des terminaux de cuisson qui utilisent des patons surgeles. Le ministere des entreprises et du developpement economique n'a pas la possibilite de controler l'attribution d'aides a caractere local, comme les primes a la creation d'entreprise. Cependant, les exploitants de terminaux de cuisson, qui ne sont pas des artisans, sont exclus du dispositif national des prets bonifies. Par ailleurs, les actions prevues dans les contrats de Plan Etat-Region, en liaison avec le programme d'orientation pour l'artisanat, visent a soutenir les initiatives des professionnels de la boulangerie, en valorisant la qualite de leurs produits, par exemple au travers du developpement des filieres locales. L'ensemble de cette politique de qualite devrait permettre aux entreprises d'en retirer tout le benefice en termes economiques.

Données clés

Auteur : M. Pons Bernard

Type de question : Question écrite

Rubrique : Boulangerie et patisserie

Ministère interrogé : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e

Ministère répondant : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994

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