Question écrite n° 17034 :
Publicite

10e Législature

Question de : M. de Peretti Jean-Jacques
- RPR

M. Jean-Jacques de Peretti attire l'attention de M. le ministre de la communication sur les difficultes rencontrees par la presse francaise dont la diffusion en 1993 a fait l'objet recemment d'un bilan statistique de l'observatoire de l'ecrit. Les ventes de quotidiens ont chute de 0,7 p. 100 apres un recul de 1,2 p. 100 en 1992. Quant aux publications grand public, elles rencontrent le meme tassement. Malgre les mesures conjoncturelles gouvernementales d'aides a 185 titres et de reformes structurelles qui devraient soulager sur plusieurs annees ce secteur, la faiblesse des recettes publicitaires, 10 p. 100 en 1993, constitue toujours le handicap le plus serieux a l'equilibre des comptes des societes de presse, deja malmenes par la diminution des ventes. Or des recettes publicitaires potentiellement importantes existent et pourraient etre dirigees vers la presse ecrite. C'est le cas notamment des annonces pour les tabacs et les alcools. Des assouplissements a la loi no 91-32 du 10 janvier 1991 viennent d'etre apportes pour la publicite sur les alcools. Il lui demande s'il ne serait pas opportun d'elargir cette politique au regime publicitaire pour les tabacs et ainsi faire beneficier la presse de 400 millions de francs de recettes supplementaires.

Réponse publiée le 5 septembre 1994

Les effets prejudiciables, pour la presse ecrite, des dispositions de la loi Evin interdisant la publicite du tabac sont connus du ministere de la communication. Toutefois, il convient de relever, en ce qui concerne la publicite en faveur de l'alcool, le traitement privilegie reserve a la presse ecrite. Il n'est pas actuellement envisage de prendre des mesures d'assouplissement en faveur de la publicite du tabac au profit de la presse, ni d'aucun autre support. Les legitimes preoccupations en matiere de sante publique devraient orienter plutot l'action publique vers un renforcement du budget des campagnes de prevention contre le tabagisme et l'alcoolisme. C'est ainsi qu'est maintenue la recommandation gouvernementale tendant a ce que 50 p. 100 au moins des budgets de publicite correspondant a ces campagnes soient consacres a la presse ecrite, a l'instar des mesures qui ont ete prises a l'occasion des campagnes gouvernementales de privatisation.

Données clés

Auteur : M. de Peretti Jean-Jacques

Type de question : Question écrite

Rubrique : Presse

Ministère interrogé : communication

Ministère répondant : communication

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 5 septembre 1994

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