Question écrite n° 17069 :
Taux

10e Législature

Question de : M. Morisset Jean-Marie
- UDF

M. Jean-Marie Morisset attire l'attention de M. le ministre du budget sur les preoccupations exprimees par les responsables d'etablissements de retraite. En effet, l'article 279 A du code general des impots soumet a la TVA au taux de 5,5 p. 100 « les prestations relatives a la fourniture de logement et de nourriture dans les maisons de retraite ». Toutefois, a la suite d'une verification de comptabilite, l'administration considere que les supplements de prix reclames aux semi-valides et invalides doivent etre soumis a la TVA au taux de 18,6 p. 100 en tant que « soins a caractere social ». Or ce supplement de facturation correspond a la constatation d'un surcout dans la fourniture de logement et de la nourriture resultant de la preparation individuelle du repas de ces personnes, de leur surveillance et d'un surcroit de menage de leur chambre. Il ne s'agit donc pas de la fourniture d'une prestation de soins. Il lui demande s'il peut etre envisage une revision de ces dispositions qui creent une injustice sociale consistant a faire supporter un taux de TVA de 18,6 p. 100 aux pensionnaires invalides pour la simple fourniture d'une chambre et de la nourriture, alors que les pensionnaires valides ne supportent une TVA que de 5,5 p. 100 pour le meme service.

Réponse publiée le 20 février 1995

L'article 279-a du code general des impots prevoit que dans les maisons de retraite, la fourniture du logement et de la nourriture beneficie du taux reduit de TVA. Ce taux ne s'applique donc pas aux autres prestations fournies par ces organismes qui sont imposables au taux normal. Cela etant, les maisons de retraite gerees par des organismes publics ou des organismes sans but lucratif ne sont en principe pas imposables a la TVA. L'application du taux reduit a l'ensemble des prestations fournies par les maisons de retraite ne concernerait donc que les etablissements geres par des organismes commerciaux dont la clientele n'est pas socialement la plus defavorisee. Cette mesure aurait en outre un cout budgetaire eleve.

Données clés

Auteur : M. Morisset Jean-Marie

Type de question : Question écrite

Rubrique : Tva

Ministère interrogé : communication

Ministère répondant : communication

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 20 février 1995

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