Question écrite n° 17095 :
Entreprises d'insertion

10e Législature

Question de : M. Pennec Daniel
- RPR

M. Daniel Pennec attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle sur l'avenir des entreprises d'insertion professionnelle. Ce dispositif de lutte contre l'exclusion est l'une des depenses publiques actives. En effet, le financement d'un poste d'insertion (65 000 F) reste inferieur au cout d'un CES a temps complet (72 000 F). De plus, le taux de placement dans l'emploi et la formation reste relativement eleve puisqu'il avoisine 60 p. 100. Selon un rapport du conseil de la concurrence, l'entreprise d'insertion exerce ses activites avec les memes regles et la meme rigueur que toute autre entreprise. D'ailleurs, elle represente moins de 1 p. 100 de la part des marches sur lesquels elle se situe. Les personnes qui beneficient de ses services sont avant tout en situation d'exclusion. Leur donner les moyens de se reinserer permet d'eviter une explosion sociale generatrice de troubles graves. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il entend prendre a moyen terme afin de permettre aux entreprises d'insertion d'assurer leur avenir.

Réponse publiée le 26 septembre 1994

Le Gouvernement est tres attache a la formule des entreprises d'insertion. Elles offrent en effet une possibilite d'insertion sociale et professionnelle a des personnes en grande difficulte, en leur proposant une integration dasn une entreprise ou elles beneficient d'un encadrement adapte. Leur action doit etre confortee. A ce titre, deux circulaires interministerielles recentes s'efforcent de favoriser le partenariat entre les structures d'insertion et les entreprises et artisans, en incitant les maitres d'ouvrage publics a prevoir des clauses d'insertion professionnelle dans leurs appels d'offre, et en autorisant les entreprises d'insertion a s'inscrire au repertoire des metiers. Sur le plan budgetaire, le ministere du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle poursuit son effort en faveur des entreprises d'insertion : les credits sont en augmentation en 1994 puisqu'ils sont passes, apres regulation budgetaire, de 232 millions de francs en 1993 a 278 millions de francs en 1994. Les dotations deleguees a ce jour permettent d'ores et deja d'assurer le renouvellement des conventions de toutes les structures existantes en 1993. En outre, une dotation complementaire, qui a ete recemment envoyee grace au rattachement des credits de report de l'exercice 1993, a ete notifiee debut mai aux directions departementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle pour accompagner la creation de nouvelles structures en 1994. Enfin, l'insertion par l'activite economique est un axe privilegie des demarches contractuelles qui associent l'Etat et les collectivites territoriales. Ainsi, le Gouvernement a negocie avec la commission europeenne une perennisation du dispositif des plans locaux d'insertion economique, jusqu'alors experimental, en le classant, de meme que l'ensemble du champ de l'insertion par l'economique des personnes menacees d'exclusion, au premier rang des priorites eligibles a l'objectif 3 du fonds social europeen, qui couvre la periode 1994-1999.

Données clés

Auteur : M. Pennec Daniel

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle

Ministère répondant : travail, emploi et formation professionnelle

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 26 septembre 1994

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