Question écrite n° 17108 :
Elections municipales

10e Législature
Question signalée le 3 octobre 1994

Question de : M. Borloo Jean-Louis
- RL

M. Jean-Louis Borloo appelle l'attention de M. le ministre du budget sur le vote des taux relatifs aux impositions directes locales. En effet, la loi no 75-678 du 29 juillet 1975, article 14, prevoit que les « collectivites locales et organismes competents » font connaitre aux services fiscaux avant le 1er mars de chaque annee et, en tant que de besoin, les decisions relatives aux impositions directes percues a leur profit. De ce fait, en application de l'article 7 de la loi du 2 mars 1982 qui precise que les budgets locaux doivent etre votes avant le 31 mars de l'exercice en cours, le vote des taux intervient concomitamment au vote des recettes du budget au plus tard. Jusqu'a present, les elections municipales ont toujours eu lieu en mars. Le report de celles-ci en juin 1995 renverse la chronologie des decisions et risque d'avoir des effets pervers, la municipalite devant assurer les prises de decisions fiscales votees par d'autres ou la presentation d'un equilibre du budget primitif realise sur six mois, etc. en ne laissant aux nouveaux elus strictement aucune marge de manoeuvre. Le Gouvernement entend-il egalement repousser le vote des taux au-dela des dates d'election (par exemple avant le 30 juin 1995) ?

Réponse publiée le 10 octobre 1994

Le vote des taux doit necessairement intervenir au plus tard au meme moment que le vote des budgets communaux. Le fait de repousser le vote des taux jusqu'au 30 juin 1995 rendrait impossible l'adoption des budgets avant le milieu de l'annee 1995. Cela conduirait a appliquer pendant une periode de six mois le regime transitoire de l'article 7 de la loi du 2 mars 1982, adapte a une duree ne depassant pas les trois premiers mois de l'annee. Il est inenvisageable que les communes soient contraintes de se referer pendant un semestre au budget de l'annee precedente pour leurs depenses de fonctionnement, avec par ailleurs une limitation de leurs investissements au quart des credits ouverts au budget de l'exercice precedent et l'impossibilite de recourir a l'emprunt. En outre le report de la date de notification d'imposition au 30 juin en 1995 retarderait tres sensiblement l'emission des impots locaux. Ce decalage serait prejudiciable pour le budget de l'Etat, qui avance aux collectivites locales le produit de ces impots sous forme d'acomptes provisionnels, et pour les collectivites locales dont les acomptes provisionnels seraient regularises plus tardivement ; il penaliserait egalement les contribuables locaux, en raison du cumul d'echeances fiscales qu'il entrainerait. Il n'est donc pas envisageable de repousser, en 1995, la date limite de notification des taux d'imposition.

Données clés

Auteur : M. Borloo Jean-Louis

Type de question : Question écrite

Rubrique : Communes

Ministère interrogé : communication

Ministère répondant : communication

Signalement : Question signalée au Gouvernement le 3 octobre 1994

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 10 octobre 1994

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