Question écrite n° 17146 :
Jeunes

10e Législature

Question de : M. Lenoir Jean-Claude
- UDF

M. Jean-Claude Lenoir appelle tout particulierement l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle sur la situation des jeunes demandeurs d'emploi sans qualification qui est actuellement tres preoccupante. Les credits destines a financer les actions de formation non qualifiantes mises en place dans le cadre du credit formation individualise s'averent en effet nettement insuffisants pour faire face aux besoins de ces jeunes. Dans le departement de l'Orne par exemple, on recensait, fin juin, 121 jeunes en attente d'une formation pour le second semestre sur le seul bassin de L'Aigle-Mortagne. Compte tenu du nombre de jeunes qui vont arriver sur le marche de l'emploi d'ici au mois de septembre, les besoins vont encore s'accroitre pour atteindre 331 demandes. Or le nombre de places financees pour le second semestre 1994 n'est que de 81, ce qui laisse apparaitre un deficit de 250 places. Il semble que cette situation soit identique dans tous les departements. Il lui demande de lui indiquer les mesures qui sont envisagees afin qu'une solution soit tres rapidement proposee a ces jeunes qui sont le plus en difficulte.

Réponse publiée le 17 octobre 1994

Les credits destines a financer les actions mises en place dans le cadre du credit formation individualise pour faire face aux besoins de qualification des jeunes ont ete augmentes en 1994. L'objectif est d'accueillir 130 000 jeunes. Deux elements ont modifie la programmation des formations en faveur des jeunes en 1994 : le developpement des contrats aides comme moyens d'acces a la qualification (circulaire DFP 93/14 du 29 juin 1993) grace aux differentes mesures d'incitation prises a partir de juillet 1993 ; le transfert aux regions des competences de l'Etat en matiere de formation professionnelle continue des jeunes. Les actions doivent etre dorenavant programmees en concertation entre les conseils regionaux de l'Etat. Par ailleurs, il convient de diversifier les reponses. La mise en situation de travail doit etre, dans cette perspective, un element dynamique des parcours des jeunes. Si tout doit etre fait pour favoriser l'acces des jeunes a l'emploi et a la qualification dans les entreprises des secteurs marchands, les gisements d'activites offerts par les secteurs non marchands de l'economie ne peuvent etre negliges. C'est pourquoi le gouvernement a porte a 800 000 le nombre de contrats emploi solidarite susceptibles d'etre conclus en 1994 et a ouvert plus largement ces contrats aux jeunes en grande difficulte, des lors que la bonne fin de leurs parcours vers l'emploi le justifie. L'articulation entre CES et aide au premier emploi des jeunes, visee expressement par le decret du 11 avril 1994 et la circulaire du 14 avril 1994 concernant cette derniere mesure, va dans le sens souhaite. L'organisation du partenariat local, a laquelle invitent les dispositions de la loi quinquennale relatives au fonds partenariel (art. 21) et aux espaces jeunes (art. 76) est essentielle pour l'atteinte de cet objectif, qu'il s'agisse de la mobilisation de l'offre de contrats d'apprentissage et de contrats d'insertion en alternance, ou qu'il s'agisse, enfin, de l'aide au premier emploi des jeunes. De meme, la cooperation entre les structures et reseaux d'insertion par l'economique et les organismes d'accueil et de formation doit etre renforcee au plan local. Enfin, en consideration des difficultes materielles que rencontrent nombre de jeunes lors de leur entree dans la vie active et pour leur acces a l'emploi, les Fonds d'aide aux jeunes, encore trop peu nombreux, seront developpes.

Données clés

Auteur : M. Lenoir Jean-Claude

Type de question : Question écrite

Rubrique : Formation professionnelle

Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle

Ministère répondant : travail, emploi et formation professionnelle

Dates :
Question publiée le 25 juillet 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994

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