Question écrite n° 17156 :
Politique et reglementation

10e Législature

Question de : M. Poujade Robert
- RPR

M. Robert Poujade attire de nouveau l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'interieur et de l'amenagement du territoire, sur les nuisances preoccupantes provoquees par l'utilisation inconsideree de petards et de divers artifices sur la voie publique. Ces pratiques provoquent des accidents parfois graves, entrainant des blessures et brulures serieuses, des incapacites permanentes et des dommages aux immeubles et vehicules. Il s'etonne que le controle de la vente de ces engins soit aussi insuffisant et que leur utilisation sur la voie publique soit aussi rarement reprimee. Il lui demande s'il envisage de renouveler des instructions extremement fermes aux services de police pour que soient effectivement reprimes et sanctionnes des actes qui provoquent chaque annee, et pas seulement a l'occasion des fetes majeures, des dommages inacceptables aux biens et aux personnes.

Réponse publiée le 7 novembre 1994

Les risques que peuvent presenter les artifices de tous types ont conduit a reglementer tres strictement leurs conditions de fabrication, de stockage, de transport, de vente et d'utilisation et a prevoir la sanction des infractions a ces dispositions. Ainsi, si les artifices du groupe K 1 qui presentent un risque minime peuvent etre vendus aux mineurs, ceux du groupe K 4, les plus dangereux, ne peuvent l'etre que dans des conditions fixees par arretes. Par ailleurs, les artifices de cette derniere categorie ne peuvent etre mis en oeuvre que par des personnes titulaires d'un certificat de qualification. Dans ce meme cadre, le projet de loi d'orientation et de programmation relatif a la securite en cours de discussion prevoit que le port et le transport d'artifice sans motif legitime est interdit et que l'infraction a cette interdiction peut etre punie de six mois de prison, 50 000 francs d'amende et, le cas echeant, de la confiscation des produits. Une circulaire de rappel en date du 8 septembre 1993 a ete adressee a tous les prefets afin qu'ils donnent aux personnels de police des instructions pour que les infractions relevees dans ce domaine comme dans celui du bruit occasionne par ces artifices soient relevees et qu'ils attirent l'attention des maires sur leur responsabilite dans ce domaine. En effet, les maires peuvent, en vertu de leurs pouvoirs de police generale, limiter l'emploi des pieces d'artifice dans des lieux et a des epoques determines ou interdire leur vente a certaines categories de personnes, comme par exemple les mineurs non accompagnes par leurs parents. Cette reglementation qui s'inscrit dans le cadre plus general de la lutte contre le bruit est fixee par decrets et peut etre localement completee par des arretes prefectoraux ou municipaux plus restrictifs et prevoit des amendes de troisieme classe.

Données clés

Auteur : M. Poujade Robert

Type de question : Question écrite

Rubrique : Produits dangereux

Ministère interrogé : intérieur et aménagement du territoire

Ministère répondant : intérieur et aménagement du territoire

Dates :
Question publiée le 1er août 1994
Réponse publiée le 7 novembre 1994

partager