Question écrite n° 17160 :
Taxe forfaitaire sur les postes CB

10e Législature
Question signalée le 7 novembre 1994

Question de : M. Marchand Yves
- UDF

M. Yves Marchand attire l'attention de M. le ministre du budget sur les graves distorsions survenues dans le marche de la CB, en raison du non-respect par de nombreux professionnels specialises dans la vente de ce composant electronique des dispositions de l'article 83 de la loi de finances rectificative pour 1992 instituant une taxe forfaitaire de 250 F par poste CB applicable a compter du 5 janvier 1993. Il souligne que la societe President Electronic Europe dont le siege est a Balaruc-les-Bains (Herault), route de Sete, et leader sur le marche francais de la CB au 31 decembre 1992, respectueuse de la loi, ne peut que constater aujourd'hui : d'une part, que plus aucun de ses clients ne lui achete de materiel parce qu'elle applique la taxe forfaitaire de 250 F par appareil ; d'autre part, la carence des services du ministere du budget a faire respecter l'article 83 de la loi de finances rectificative pour 1992. Il lui demande donc de lui faire connaitre les dispositions qu'il entend prendre pour faire cesser une situation extremement choquante qui voit penaliser un contribuable respectueux et absoudre les delinquants

Réponse publiée le 14 novembre 1994

L'article 83 de la loi de finances rectificative pour 1992 a profondement modifie le mecanisme de perception de la taxe sur les postes CB. Cette taxe qui etait due par les utilisateurs est desormais acquittee par les fabricants ou les importateurs de postes CB. Ce dispositif simple et efficace a encore ete ameliore a la demande des professionnels par l'article 27 de la loi de finances rectificative pour 1993. Le taux unique de 250 francs a ete remplace par un taux proportionnel de 30 p. 100 du prix avec un minimum de 150 francs et un maximum de 350 francs. Le poids de la taxe a donc ete sensiblement reduit pour les appareils a faible prix. En outre le paiement de la taxe a ete reporte au moment de l'encaissement, ce qui evite aux professionnels de faire l'avance du paiement de la taxe. La reglementation actuelle est donc desormais parfaitement adaptee aux realites de ce secteur et les services fiscaux veillent a ce qu'elle soit strictement appliquee. Il est enfin precise que les distorsions de concurrence relevees par l'honorable parlementaire ont conduit la direction generale des impots a l'engagement, des 1993, de controles aupres des principaux professionnels concernes afin de s'assurer du respect par chacun d'eux des dispositions legales nouvelles.

Données clés

Auteur : M. Marchand Yves

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impots et taxes

Ministère interrogé : communication

Ministère répondant : communication

Signalement : Question signalée au Gouvernement le 7 novembre 1994

Dates :
Question publiée le 1er août 1994
Réponse publiée le 14 novembre 1994

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