Transmission
Question de :
M. Desanlis Jean
- UDF
M. Jean Desanlis attire l'attention de M. le ministre des entreprises et du developpement economique, charge des petites et moyennes entreprises et du commerce et de l'artisanat, sur les difficultes qui demeurent dans la transmission des entreprises commerciales et artisanales. Dans le domaine des credits, en particulier, une creation d'entreprise est plus facilement soutenue par les banques alors que son destin n'est pas scelle, tandis qu'une transmission d'entreprise ne recoit pas les memes avantages de prets bancaires, meme si l'avenir de l'entreprise est beaucoup mieux assure. Cette contradiction ne manque pas d'irriter les commercants et les artisans qui reprennent des successions, surtout en milieu rural. Il lui demande si la politique d'amenagement du territoire dont on parle avec tant de vigueur, ne pourrait pas prevoir davantage de facilites bancaires en faveur des repreneurs d'entreprises commerciales et artisanales.
Réponse publiée le 5 septembre 1994
Selon toutes les enquetes, etudes et sondages disponibles il n'apparait pas que les conditions d'attribution des prets bancaires pour financer les reprises d'entreprises soient plus restrictives que celles imposees, par les banques, pour le financement de la creation. Ce serait, en fait, plutot le contraire. En tout etat de cause, il n'appartient pas aux pouvoirs publics d'intervenir dans un domaine qui releve des relations commerciales privees. Par contre, les pouvoirs publics peuvent, en limitant les risques, inciter les banques a financer la transmission d'entreprise. C'est le but du fonds de garantie « transmission d'entreprise » gere par la Sofaris. Depuis 1984 le financement de 3 000 projets de transmission d'entreprise a ete ainsi garanti. Le role de ce fonds va etre amplifie du fait de l'elargissement de son champ d'intervention aux PME de plus de 100 salaries en raison du doublement du risque unitaire maximum par entreprise qui est passe de 5 a 10 MF. Correlativement, une nouvelle dotation du fonds, d'un montant de 140 MF est en cours de versement. Dans le meme but, le projet de loi d'orientation pour l'amenagement du territoire, adopte en premiere lecture par l'Assemblee nationale, prevoit, dans son article 17, qu'un fonds national de developpement des entreprises pourra, dans les zones prioritaires d'amenagement du territoire, consentir des prets aux repreneurs d'entreprises.
Auteur : M. Desanlis Jean
Type de question : Question écrite
Rubrique : Entreprises
Ministère interrogé : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Ministère répondant : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Dates :
Question publiée le 1er août 1994
Réponse publiée le 5 septembre 1994