SKF
Question de :
M. Sarre Georges
- RL
M. Georges Sarre attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle sur la politique du personnel contraire aux regles elementaires du droit social menee par l'usine SKF. Deja, il l'avait interroge, dans le cadre des questions d'actualites, sur l'utilisation scandaleuse, au printemps 1993, « de licenciements minute ». Une fois avertie de la decision de la direction, les trente-trois employes licencies sur-le-champ, certains apres plus de vingt-cinq ans de travail dans cette meme usine, devaient en effet prendre un taxi afin de se rendre a l'antenne de reclassement. A l'epoque, il partageait son indignation. Aujourd'hui, alors que le conseil de prud'hommes de Tours a condamne l'entreprise a verser 30 000 francs de dommages et interets a chaque ouvrier licencie, SKF vient d'embaucher vingt-trois personnes avec des contrats a duree determinee de sept mois. Or aucun licencie minute ne figure parmi eux parce que, selon la direction, « ils n'avaient pas la formation necessaire » (apres vingt-cinq ans de maison !). Aussi il lui demande quelles mesures il compte prendre pour faire cesser des pratiques contraires au droit du travail. Compte-t-il faire intervenir l'inspection du travail en particulier pour examiner les conditions dans lesquelles a ete effectue le recrutement ? Car manifestement la direction n'a jamais voulu reintegrer les ouvriers licencies. Sous pretexte de crise economique, le Gouvernement peut-il accepter que se developpent des zones de non-droit et que des entreprises s'abstiennent de leur propre chef d'observer la legislation sur les licenciements economiques ?
Réponse publiée le 17 octobre 1994
La societe SKF a procede a 164 suppressions d'emplois en mai 1993, dont 42 licenciements economiques. 35 de ces salaries ont fait valoir leur priorite legale de reembauchage aupres de la direction. L'etablissement SKF qui fabrique des roulements a billes pour le secteur de l'automobile a procede a un recrutement de 23 salaries sous contrat a duree determinee de sept mois pour l'execution de commandes. Ce recrutement etait prevu en equipe de week-end et en equipe de jour. A la demande de M. le prefet d'Indre-et-Loire, il a ete procede a un reexamen de la candidature de 10 anciens salaries de SKF pour les postes de travail des week-ends. Les qualifications requises pour ces postes (operateur autonome, rectification et rodage, ainsi que d'assemblage) n'ont pas permis de retenir les candidatures de salaries possedant les qualifications d'agent de fabrication. Les postes de week-end impliquant des responsabilites en matiere de maintenance preventive et corrective, celles-ci necessitent une qualification certifiee par diplome et experience professionnelle. Toutefois, 2 anciens salaries de la SKF ont ete reembauches compte tenu de leur situation professionnelle difficile.
Auteur : M. Sarre Georges
Type de question : Question écrite
Rubrique : Equipements industriels
Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle
Ministère répondant : travail, emploi et formation professionnelle
Dates :
Question publiée le 1er août 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994