Ecole des beaux-arts de Metz
Question de :
M. Masson Jean-Louis
- RPR
M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la francophonie sur la situation de l'ecole superieure des beaux-arts de Metz. En 1978, le financement de l'ecole des beaux-arts etait le suivant : budget global, 4,2 MF, dont part de l'Etat, 2 p. 100, part du departement, 4 p. 100, part de la ville, 94 p. 100, soit 3,95 MF. L'ecole etait reconnue officiellement par l'Etat, mais n'a jamais obtenu de l'Etat l'agrement pour faire partie des ecoles nationales. En outre, ces dernieres annees, l'Etat a retire deux filieres : le cadre bati et le design, en obligeant le licenciement d'enseignants. Malgre cette suppression, le financement de l'ecole des beaux-arts s'eleve aujourd'hui a 10 MF, dont part de l'Etat, 4 p. 100, part du departement, 5 p. 100, part de la ville, 91 p. 100, soit 9,1 MF. La ville de Metz assume presque la totalite du cout a elle seule, sans avoir les memes diplomes, qualifications et reconnaissances qu'auparavant. Compte tenu de cette situation, il souhaiterait qu'il lui indiquat s'il n'envisage pas d'apporter un concours financier supplementaire a l'ecole des beaux-arts.
Réponse publiée le 21 novembre 1994
Parmi les 56 ecoles d'enseignement superieur repartis sur le territoire national, 3 (les 3 ecoles parisiennes) ont un statut d'etablissement public, 8 ont un statut d'ecole nationale et 45, dont l'ecole de Metz, relevent des collectivites territoriales. Les ecoles nationales ont acquis ce statut en fonction de leur poids culturel historique ou de leur specificite reconnue dans un domaine de la creation. L'ecole de Metz, fondee en 1951 avec l'appui initial de l'ecole de Nancy, ne pouvait et ne peut pretendre a l'obtention de ce statut. Cependant, hors les 3 etablissements publics parisiens et les 2 ecoles nationales d'Arles et d'Aubusson, toutes les autres ecoles nationales et territoriales preparent, en fonction de l'agrement qu'elles ont recu, aux diplomes nationaux : DNAP, DNAT, DNSEP, delivres par le ministere de la culture et de la francophonie. En ce qui concerne l'ecole superieure des beaux arts de Metz, l'Etat a bien procede a deux retraits d'agrement : le premier touchant aux formations du cycle court « Design court bati» enterinant en quelque sorte la fermeture progressive de cette section a la suite d'une baisse tres sensible de ses effectifs ; le second concernant l'option Design« du cycle long par suite d'une degradation du niveau de ses enseignements et des incoherences de ses finalites. Toutefois, une redefinition des orientations et des contenus pedagogiques de l'ecole a pu s'operer dans le meme temps avec l'aide de l'inspection generale de l'enseignement artistique. Cette redefinition confirme trois directions a l'option Art» : les pratiques artistiques fondamentales, dont la peinture, la gravure, la sculpture, la photographie, l'edition et dirige l'option « communication » sur la communication sociale urbaine. L'ecole retrouve de la sorte quatre grandes directions d'etude, de recherche et de production plastique couronnees par le diplome national superieur d'expression plastique (DNSEP). Cela correspond sur le plan quantitatif a un poids de formation egal a celui que connaissait l'ecole avant 1992 et explique que le budget de l'ecole reste inchange. Le pourcentage de participation de l'Etat au budget de fonctionnement de l'ecole de Metz est inferieur a 10 p. 100 comme c'est le cas de 21 autres ecoles. Il n'y a pas eu de relation de cause a effet entre le nombre d'enseignements agrees et le taux de participation de l'Etat mais une reconduction en attente d'une evolution tout a fait favorable de l'ecole. La question des financements de l'Etat est a l'etude. Elle ne pourra evoluer de facon sensible dans l'immediat et ne saurait s'envisager que dans le cadre de l'eventuelle mise en place d'un reseau d'ecoles avec participation d'autres collectivites territoriales.
Auteur : M. Masson Jean-Louis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement superieur
Ministère interrogé : culture et francophonie
Ministère répondant : culture et francophonie
Dates :
Question publiée le 8 août 1994
Réponse publiée le 21 novembre 1994