Allocation de rentree scolaire
Question de :
M. Préel Jean-Luc
- UDF
M. Jean-Luc Preel attire l'attention Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la sante et de la ville, sur les dispositions relatives a l'octroi de l'allocation de rentree scolaire. En effet, cette allocation reste reservee aux allocataires de la caisse d'allocations familiales. La prestation versee, une fois par an, etait relativement modeste : de l'ordre de 400 francs. En 1993, le Gouvernement a decide de la majorer. Cette majoration est reconduite pour la nouvelle rentree scolaire. Or, certaines familles, parfois defavorisees, ne peuvent en beneficier car elles ne sont pas allocataires, ayant un seul enfant a charge et ne beneficiant pas de l'aide au logement. Elles trouvent particulierement injuste cette exclusion. En 1993, elle avait repondu que la prospection des familles inconnues de la caisse d'allocation familiales representera un cout de gestion important. Pour eviter ces frais de prospection, et dans la mesure ou ces familles ne sont probablement pas tres nombreuses, ne pourrait-on pas ouvrir le droit a cette allocation aux familles qui en feraient la demande et dont les conditions de ressources autoriseraient ce versement ? Cette solution tres simple serait peu onereuse.
Réponse publiée le 17 octobre 1994
Le benefice de l'allocation de rentree scolaire est, aux termes des dispositions de l'article L. 543-1 du code de la securite sociale, lie a celui d'une autre prestation familiale, de l'aide personnalisee au logement, de l'allocation aux adultes handicapes ou du revenu minimum d'insertion. La proposition de l'honorable parlementaire vise a etendre le droit a l'allocation de rentree scolaire aux familles n'ayant qu'un seul enfant a charge et dont les ressources sont inferieures au plafond d'attribution de la prestation mais qui ne beneficient pas d'une des prestations precitees. Pour ce faire, il propose que les familles concernees fassent individuellement aupres des organismes debiteurs de prestations familiales une demande d'examen de leur droit potentiel a l'allocation. Le Gouvernement est sensible a la preoccupation de l'honorable parlementaire d'etendre le champ de la prestation tout en recherchant une economie de gestion ; cependant, il n'est pas envisage, a l'heure actuelle, de modifier les dispositions legislatives en vigueur. Il convient de rappeler que la politique familiale menee par le Gouvernement et concretisee par la loi relative a la famille du 25 juillet 1994 represente un engagement financier important en faveur des familles : plus de 50 milliards sur 5 ans ; 19 milliards, en annee pleine, au terme de la periode quinquennale. La seule anticipation au 1er juillet 1994 de la mise en oeuvre des mesures relatives a l'allocation parentale d'education se traduira par un cout supplementaire de plus de 2 milliards de francs.
Auteur : M. Préel Jean-Luc
Type de question : Question écrite
Rubrique : Prestations familiales
Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville
Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville
Dates :
Question publiée le 8 août 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994