Commerce
Question de :
M. Calvel Jean-Pierre
- UDF
M. Jean-Pierre Calvel attire l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la sante et de la ville, sur la situation de plus en plus difficile que subissent certains commercants, victimes de vandalisme et de pillages. Tout en reconnaissant la diligence de l'ensemble des services de l'Etat pour apporter des solutions aux situations individuelles, les commercants continuent d'etre les victimes des comportements delictueux d'une minorite de concitoyens qui bafouent les regles elementaires de notre societe. Au moment ou des efforts importants sont faits pour retrouver securite et convivialite dans ces quartiers difficiles, il y a un risque important de voir partir de nombreux commercants desabuses et qui n'arrivent plus a se faire assurer car etant trop souvent l'objet d'effractions. Tous les moyens appropries doivent etre reellement mis en oeuvre pour mettre fin a ces situations inacceptables et regler les problemes de societe qui en sont a l'origine. Il lui demande quelles mesures particulieres elle compte prendre, dans le cadre de la politique de la ville, pour permettre une animation commerciale de proximite, primordiale pour l'amelioration de la vie quotidienne dans les quartiers urbains en difficulte.
Réponse publiée le 24 octobre 1994
La situation des commercants victimes d'actes de vandalisme et de pillage est effectivement preoccupante. Si le refus d'assurance est interdit par la loi, les montants des primes imposees a des commercants qui ont subi, a plusieurs reprises, des sinistres ou depredations, peuvent atteindre des niveaux financiers prohibitifs ou grever a l'exces la tresorerie de leur exploitation. Le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales et de la ville, a demande a ses services de trouver les solutions les plus appropriees en vue de pallier ces difficultes. Mises en place par la circulaire interministerielle du 5 avril 1994 dans les trente departements les plus urbanises, les commissions departementales de prevention et de traitement des difficultes commerciales et artisanales, placees sous l'autorite des prefets, permettent, dans bien des cas, de trouver une reponse locale, apres concertation entre les administrations competentes, les chambres consulaires et les organismes bancaires et d'assurance concernes. L'action de ces commissions sera prochainement completee par un dispositif de solidarite nationale. La mise en oeuvre de ce dispositif devrait etre rapidement definie. Par une intervention specifique de l'Etat, devraient pouvoir ainsi etre reglees les situations les plus critiques rencontrees dans ce domaine.
Auteur : M. Calvel Jean-Pierre
Type de question : Question écrite
Rubrique : Commerce et artisanat
Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville
Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville
Dates :
Question publiée le 8 août 1994
Réponse publiée le 24 octobre 1994