Baccalaureat
Question de :
M. Mercieca Paul
- COM
M. Paul Mercieca appelle l'attention de M. le ministre de l'education nationale sur les menaces qui existent a propos de l'epreuve de langue armenienne au baccalaureat. Jusqu'a la derniere session de juin 1994, en vertu d'une derogation ministerielle de 1984, les eleves pouvaient presenter l'armenien comme premiere, deuxieme ou troisieme langue obligatoire selon la serie choisie. L'armenien pouvait egalement faire l'objet, oralement, d'epreuves facultatives. Mais, depuis l'arrete du 17 mars 1994 qui etablit la liste des langues enseignees dans les lycees et pouvant donner lieu a des epreuves obligatoires ou facultatives, la langue armenienne, ne faisant pas partie de cette liste, semble ne plus pouvoir etre presentee aux sessions de l'examen. L'interpretation restrictive que font deja certains rectorats de cet arrete confirme ces craintes. Alors que l'Assemblee nationale vient de ratifier un traite d'amitie et de cooperation entre les republiques d'Armenie et de France, il lui demande ce qu'il entend mettre en oeuvre pour que ces menaces disparaissent et que, comme le stipule le traite, la France favorise l'etude et l'enseignement de la culture et de la langue armeniennes.
Réponse publiée le 24 octobre 1994
Les arretes du 17 mars 1994 relatifs aux epreuves des baccalaureats general et technologique a compter de la session 1995 ont modifie la reglementation relative aux langues maternelles, qui ne peuvent plus etre presentees, qu'aux epreuves facultatives du baccalaureat. Cette disposition a ete motivee pour plusieurs raisons : l'evaluation de ces langues, presentees majoritairement a l'oral, revetait un caractere aleatoire notamment lorsqu'il n'y avait qu'un seul candidat interroge par le seul specialiste francais de la discipline, ou par un examinateur qui n'etait pas en enseignant. Cette situation generait de reels problemes d'equite entre les candidats pour ce type d'epreuve et occasionnait des difficultes d'organisation pour les services concernes. Toutefois, il est exact que la situation de certaines langues entrant dans la categorie des langues maternelles appartenant a des communautes etrangeres fortement representees sur le territoire national ne correspondait pas aux motivations de cette reforme. C'est pourquoi un amenagement du dispositif reglementaire permettra a l'armenien, des la session 1995, d'etre evalue comme langue obligatoire.
Auteur : M. Mercieca Paul
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement secondaire
Ministère interrogé : éducation nationale
Ministère répondant : éducation nationale
Dates :
Question publiée le 8 août 1994
Réponse publiée le 24 octobre 1994