Question écrite n° 17493 :
Valeurs mobilieres

10e Législature

Question de : M. Cova Charles
- RPR

M. Charles Cova souhaite attirer l'attention de M. le ministre du budget sur le plafonnement de Sicav monetaires. En 1992, le seuil d'exoneration des plus-values a ete abaisse a 166 000 francs, et a 100 000 F en 1994, entrainant une reduction importante des positions en Sicav monetaires des particuliers. Ce seuil va encore baisser en 1995 a 50 000 F. Cette reduction n'est favorable ni a la relance de la consommation puisque l'argent ainsi place ne pourra etre remis completement en circulation qu'au bout du nombre d'annees necessaires, compte tenu des differents plafonds autorises, pour que leur total atteigne la valeur du placement initial. Pour utiliser au mieux les capitaux en question il serait preferable de deplafonner les sorties et ne taxer celles-ci que sur l'equivalent des sommes placees chaque annee au-dela des plafonds. Dans ce domaine, il souhaiterait connaitre les intentions du ministre.

Réponse publiée le 10 octobre 1994

L'institution, puis la baisse progressive du seuil specifique d'imposition au-dela duquel les plus-values retirees de la cession de parts ou actions d'OPCVM monetaires ou obligataires de capitalisation sont imposables, ne peuvent etre dissociees des dispositions adoptees pour encourager les epargnants a investir vers des placements en actions par l'intermediaire du plan epargne en actions, dans l'immobilier ou encore dans les fonds propres des entreprises. L'ensemble de ces mesures repond en effet au souci de reorienter l'epargne monetaire des menages, sans contrainte de seuil de cession, vers des placements durables et plus productifs pour l'economie nationale. Par ailleurs, la loi de finances pour 1994 a prevu d'etendre a ces memes plus-values l'abattement de 8 000 F ou 16 000 F prevu par l'article 158-3 du code general des impots, ce qui devrait exonerer un nombre significatif d'epargnants. Dans ces conditions, l'adoption de nouveaux dispositifs, tel que celui qui est propose par l'honorable parlementaire, n'apparait pas indispensable. En outre, la multiplication de mesures derogatoires, necessairement limitees dans le temps, pourrait engendrer une certaine instabilite juridique prejudiciable a une bonne allocation de l'epargne des menages.

Données clés

Auteur : M. Cova Charles

Type de question : Question écrite

Rubrique : Plus-values : imposition

Ministère interrogé : communication

Ministère répondant : communication

Dates :
Question publiée le 8 août 1994
Réponse publiée le 10 octobre 1994

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