Question écrite n° 17588 :
INAO

10e Législature

Question de : M. Aubert Emmanuel
- RPR

M. Emmanuel Aubert souhaiterait connaitre les intentions de M. le ministre de l'agriculture et de la peche en ce qui concerne la grave insuffisance de personnel de l'Institut national des appellations d'origine, etablissement public mis au service des professionnels, responsables du secteur des appellations d'origine controlees (AOC). Pour assurer sa mission regionale et nationale, cet institut dispose de 26 centres et d'un service central a Paris et, depuis la loi du 2 juillet 1990 etendant les competences de l'INAO, les besoins supplementaires en personnel ont ete chiffres a 83 personnes, laissant apparaitre un deficit de 130 emplois.

Réponse publiée le 19 décembre 1994

La loi no 90-558 du 2 juillet 1990 a etendu les competences de l'INAO (Institut national des appellations d'origine) a l'ensemble des appellations d'origine controlees des produits agro-alimentaires. Afin de faire face a ces nouvelles missions, la subvention du ministere de l'agriculture et de la peche a ete portee a 65,4 MF en 1994, contre 32,6 MF en 1990. Dans le meme temps, les effectifs de l'INAO sont passes de 128 a 181 agents. De plus, l'Institut a beneficie de l'exemption de la procedure du gel des postes au titre des annees 1993 et 1994. Toutefois, comme le souligne l'honorable parlementaire, il apparait que l'effort de l'Etat reste en deca des demandes formulees par l'INAO et par les professionnels des secteurs concernes. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en oeuvre du reglement du Conseil no 2081-92 du 14 juillet 1992, relatif aux appellations d'origine protegees (AOP) et aux indications geographiques protegees (IGP), la loi du 4 janvier 1994, relative a la reconnaissance de qualite des produits agricoles et alimentaires et des decrets d'application, confient a l'INAO de nouvelles responsabilites, notamment en matiere de protection des IGP. Il est donc necessaire d'examiner aujourd'hui si l'ensemble des moyens dont dispose l'Institut est en adequation avec les missions qui lui sont confiees. Le ministre de l'agriculture et de la peche, conjointement avec le ministre des finances, a demande que l'inspection generale de l'agriculture et l'inspection generale des finances procedent a cet examen. Le ministre de l'agriculture et de la peche entend ainsi pouvoir disposer des elements necessaires a toute decision relative au fonctionnement de l'INAO.

Données clés

Auteur : M. Aubert Emmanuel

Type de question : Question écrite

Rubrique : Agro-alimentaire

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 15 août 1994
Réponse publiée le 19 décembre 1994

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