INAO
Question de :
M. Mathus Didier
- SOC
M. Didier Mathus appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur la situation des personnels de l'Institut national des appellations d'origine (INAO). Cree en 1935 pour le seul secteur viti-vinicole, cet etablissement public a vu, par la loi du 2 juillet 1990, ses competences etendues a l'ensemble des appellations d'origine controlee de l'agro-alimentaire. Cinquante-trois postes supplementaires ont ete crees a l'institut depuis 1990, mais les effectifs demeurent insuffisants pour faire face a l'augmentation de la charge de travail de ces services. Il semble aujourd'hui que le mouvement de creation de postes statutaires soit bloque et qu'on multiplie en revanche les contrats precaires. Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre pour que l'INAO dispose d'effectifs suffisants en 1995 et puisse mener a bien ses missions aupres du secteur viticole francais.
Réponse publiée le 19 décembre 1994
La loi no 90-558 du 2 juillet 1990 a etendu les competences de l'INAO (Institut national des appellations d'origine) a l'ensemble des appellations d'origine controlees des produits agro-alimentaires. Afin de faire face a ces nouvelles missions, la subvention du ministere de l'agriculture et de la peche a ete portee a 65,4 MF en 1994, contre 32,6 MF en 1990. Dans le meme temps, les effectifs de l'INAO sont passes de 128 a 181 agents. De plus, l'Institut a beneficie de l'exemption de la procedure du gel des postes au titre des annees 1993 et 1994. Toutefois, comme le souligne l'honorable parlementaire, il apparait que l'effort de l'Etat reste en deca des demandes formulees par l'INAO et par les professionnels des secteurs concernes. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en oeuvre du reglement du Conseil no 2081-92 du 14 juillet 1992, relatif aux appellations d'origine protegees (AOP) et aux indications geographiques protegees (IGP), la loi du 4 janvier 1994, relative a la reconnaissance de qualite des produits agricoles et alimentaires et des decrets d'application, confient a l'INAO de nouvelles responsabilites, notamment en matiere de protection des IGP. Il est donc necessaire d'examiner aujourd'hui si l'ensemble des moyens dont dispose l'Institut est en adequation avec les missions qui lui sont confiees. Le ministre de l'agriculture et de la peche, conjointement avec le ministre des finances, a demande que l'inspection generale de l'agriculture et l'inspection generale des finances procedent a cet examen. Le ministre de l'agriculture et de la peche entend ainsi pouvoir disposer des elements necessaires a toute decision relative au fonctionnement de l'INAO.
Auteur : M. Mathus Didier
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agro-alimentaire
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 15 août 1994
Réponse publiée le 19 décembre 1994