Subventions de l'ANAH
Question de :
M. Asensi François
- COM
M. Francois Asensi souhaite attirer l'attention de M. le ministre du logement sur la modification des regles de recevabilite et de plafonnement des subventions de l'Agence nationale pour l'amelioration de l'habitat destinees a des operations de rehabilitation et d'amelioration de l'habitat prive. Avec la chute du montant des subventions de l'ordre de 10 a 20 p. 100 par rapport a ce que les beneficiaires auraient pu obtenir, les bailleurs prives ne s'engageront plus dans les operations a caractere social, l'equilibre financier ne pouvant etre assure. Il lui demande s'il est possible de revenir a l'ancienne legislation notamment pour les operations produisant du logement conventionne, voire du logement en loyer intermediaire, afin que les besoins en matiere de rehabilitation des logements locatifs prives puissent continuer a etre satisfaits.
Réponse publiée le 3 octobre 1994
L'instruction du 17 mars 1994 de l'ANAH n'a pas modifie les taux de subvention. Seules les regles de plafonnement de la depense subventionnable ont ete adaptees. La prise en compte systematique dans la plupart des rehabilitations des economies d'energie ne justifie plus que ces depenses soient deplafonnees. Il en va ainsi pour les autres aides de l'Etat a l'amelioration (PAH, PAULOS). Par ailleurs, la tres forte modulation des plafonds selon les zones, qui n'etait guere justifiee par les ecarts geographiques de cout des travaux, a ete resserree au detriment de l'agglomeration parisienne. Le plafond de depenses pris en compte par l'ANAH est, pour un logement moyen, de 200 000 F ; il est nettement superieur a celui de 85 000 F qui est retenu pour la rehabilitation du parc HLM. Les proprietaires-bailleurs peuvent en outre maintenant imputer sur leurs autres revenus le deficit foncier resultant notamment des depenses de travaux. La conjugaison de cette disposition fiscale avec les aides de l'ANAH encourage les bailleurs a entreprendre des travaux d'amelioration dans le patrimoine locatif prive. Pour ce qui concerne la zone centrale de la region Ile-de-France, le regime existant n'a pas ete modifie : ainsi, le taux de subvention peut etre porte a 50 p. 100 pour les logements conventionnes, voire davantage si une collectivite s'engage a accompagner cet effort. Par ailleurs, des modalites particulieres d'attribution des subventions permettent d'inciter au developpement d'un parc a loyer intermediaire, avec un taux de subvention de 40 p. 100.
Auteur : M. Asensi François
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement : aides et prets
Ministère interrogé : logement
Ministère répondant : logement
Dates :
Question publiée le 15 août 1994
Réponse publiée le 3 octobre 1994