Question écrite n° 17747 :
INAO

10e Législature

Question de : M. Mariani Thierry
- RPR

M. Thierry Mariani appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur les attentes des employes de l'Institut national des appellations d'origine (INAO) en matiere de recrutement. Les competences de cet etablissement cree en 1935 pour consacrer, defendre et promouvoir les appellations d'origine du secteur viti-vinicole, ont ete etendues par la loi du 2 juillet 1990 a l'ensemble de l'agro-alimentaire. Pour mener a bien l'ensemble des missions qui lui sont confiees, l'INAO dispose de vingt-six centres regionaux et d'un service central a Paris, embauchant 128 personnes. Or, l'elargissement des competences de l'INAO en 1990 parait avoir accru sensiblement les besoins en personnels. Estime a cinquante-sept postes avant la loi du 2 juillet 1990, le deficit en personnel s'est par la suite etabli aux alentours de 130 emplois. Les cinquante-trois postes qui ont ete crees depuis, ainsi que les contrats a duree determinee proposes pour l'annee 1994, ne semblent pas suffisants a couvrir les besoins en personnel de l'INAO. Les employes de cet organisme demandent donc la creation de postes supplementaires ainsi que les pouvoirs publics s'y etaient semble-t-il engages. Il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles orientations precises le Gouvernement entend prendre sur ce probleme.

Réponse publiée le 19 décembre 1994

La loi no 90-558 du 2 juillet 1990 a etendu les competences de l'INAO (Institut national des appellations d'origine) a l'ensemble des appellations d'origine controlees des produits agro-alimentaires. Afin de faire face a ces nouvelles missions, la subvention du ministere de l'agriculture et de la peche a ete portee a 65,4 MF en 1994, contre 32,6 MF en 1990. Dans le meme temps, les effectifs de l'INAO sont passes de 128 a 181 agents. De plus, l'Institut a beneficie de l'exemption de la procedure du gel des postes au titre des annees 1993 et 1994. Toutefois, comme le souligne l'honorable parlementaire, il apparait que l'effort de l'Etat reste en deca des demandes formulees par l'INAO et par les professionnels des secteurs concernes. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en oeuvre du reglement du Conseil no 2081-92 du 14 juillet 1992, relatif aux appellations d'origine protegees (AOP) et aux indications geographiques protegees (IGP), la loi du 4 janvier 1994, relative a la reconnaissance de qualite des produits agricoles et alimentaires et des decrets d'application, confient a l'INAO de nouvelles responsabilites, notamment en matiere de protection des IGP. Il est donc necessaire d'examiner aujourd'hui si l'ensemble des moyens dont dispose l'Institut est en adequation avec les missions qui lui sont confiees. Le ministre de l'agriculture et de la peche, conjointement avec le ministre des finances, a demande que l'inspection generale de l'agriculture et l'inspection generale des finances procedent a cet examen. Le ministre de l'agriculture et de la peche entend ainsi pouvoir disposer des elements necessaires a toute decision relative au fonctionnement de l'INAO.

Données clés

Auteur : M. Mariani Thierry

Type de question : Question écrite

Rubrique : Agro-alimentaire

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 22 août 1994
Réponse publiée le 19 décembre 1994

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