HLM
Question de :
M. Masson Jean-Louis
- RPR
M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre du logement sur le fait que certains locataires d'office d'HLM sont parfois imposes a ces offices par l'administration alors meme qu'il s'agit de familles totalement asociales qui commettent des actes de delinquance et qui ont un comportement insupportable pour leur voisinage. Lorsqu'une telle famille cree ainsi une gene manifestement anormale aux autres locataires, il souhaiterait qu'il lui indique les mesures dont dispose l'office d'HLM pour demander la resiliation du bail et l'expulsion des interesses.
Réponse publiée le 21 novembre 1994
Lorsqu'un locataire est a l'origine de troubles de voisinage, le bailleur peut, avant d'engager une action contentieuse, mettre en oeuvre un suivi social de ces familles afin de les sensibiliser au respect de leurs obligations. Toutefois, lorsque les mesures d'accompagnement social ne permettent pas de faire cesser le trouble, le bailleur peut engager une action contentieuse. A cette fin, il doit constituer la preuve des faits allegues. La preuve du caractere anormal des troubles et de leur imputabilite au locataire peut etre apportee par tous moyens. Si le contrat de location precise que le locataire s'engage a jouir de la chose louee en bon pere de famille, le bailleur peut, sur le fondement de l'inexecution d'une obligation contractuelle, demander la resiliation du bail au juge d'instance du lieu de situation de l'immeuble. Cette action en justice doit etre precedee d'une mise en demeure. Si cette derniere est infructueuse, il appartient au juge saisi de l'affaire d'apprecier souverainement les manquements invoques et de prononcer eventuellement la resiliation du bail. Si, apres signification de cette decision, le locataire refuse de quitter les lieux, le bailleur a la possibilite d'engager une procedure d'expulsion au fond ou en refere. Lorsque l'ordonnance d'expulsion est rendue, le bailleur fait signifier par huissier un commandement de liberer les lieux au locataire. Ce dernier dispose alors d'un delai de deux mois pour quitter les lieux. A defaut, l'huissier peut requerir le concours de la force publique. Par ailleurs, si le bailleur a ete condamne a verser des dommages et interets aux voisins de l'auteur des troubles, il peut exercer une action recursoire a l'encontre de ce locataire.
Auteur : M. Masson Jean-Louis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Baux d'habitation
Ministère interrogé : logement
Ministère répondant : logement
Dates :
Question publiée le 22 août 1994
Réponse publiée le 21 novembre 1994