Contrats de retour a l'emploi
Question de :
M. Legras Philippe
- RPR
M. Philippe Legras appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle sur la situation suivante qui vient de lui etre signalee. Une entreprise de moins de dix salaries de sa circonscription, pour faire face au developpement de son activite, a decide d'embaucher un salarie. Son choix s'est porte sur un cadre de cinquante-quatre ans qui eprouve de grosses difficultes a trouver un emploi. Cette entreprise s'est renseignee aupres de l'Agence nationale pour l'emploi qui lui a precise qu'elle pouvait beneficier d'un contrat de retour a l'emploi en vertu des dispositions de l'article L 322-4-2 du code du travail et des decrets du 30 janvier 1990 modifies, avec les modalites suivantes : exoneration des cotisations de securite sociale pendant vingt-quatre mois et remboursement des frais de formation, hors poste de travail, calcules sur la base de 50 francs par heure pour une duree comprise entre 200 et 999 heures. Recemment, l'entreprise, souhaitant instruire le dossier afin de rendre l'embauche effective a compter du 1er septembre 1994, a repris contact avec l'Agence nationale pour l'emploi ou elle a ete informee qu'en application de circulaires internes il n'y avait plus de fonds pour la formation pour le second semestre 1994 et aucun avenant de formation ne pouvait etre signe avant 1995. Ce genre de situation apparait inadmissible pour les entreprises qui ont fait l'effort de developper leur activite et qui luttent ainsi contre le chomage. Il lui demande quelles mesures il envisage de prendre afin que les chefs d'entreprise puissent continuer a beneficier des fonds de la formation professionnelle lorsqu'ils souhaitent embaucher des salaries durant le second semestre de l'annee 1994.
Réponse publiée le 23 janvier 1995
L'enveloppe physico-financiere des contrats de retour a l'emploi en 1994 a connu un rythme de consommation particulierement eleve. Ainsi la dotation budgetaire initiale permettant la conclusion de 120 000 contrats de retour a l'emploi n'aurait pas suffi a honorer la totalite des contrats potentiellement signes. Le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle a donc, au vu des besoins determines par les services departementaux du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle et de l'ANPE, mis en place des dotations complementaires en contrats de retour a l'emploi. Au total, ce sont 197 442 contrats de retour a l'emploi qui ont ete notifies cette annee, soit une augmentation de 41 p. 100 par rapport a la dotation initialement prevue. En ce qui concerne plus particulierement la possibilite de formation prevue dans le cadre des contrats de retour a l'emploi, il convient de noter qu'il appartient aux services de l'Agence nationale pour l'emploi d'apprecier l'opportunite de conclure un avenant formation dans le cadre de la dotation prevue a cet effet. Ainsi, il a ete decide que pour 1994 6 p. 100 du total des contrats de retour a l'emploi etaient susceptibles d'ouvrir droit a un avenant formation. Il convient de preciser que les avenants formation peuvent etre conclus a tout moment par l'entreprise si le salarie beneficie d'un contrat de retour a l'emploi et si les services de l'Agence nationale pour l'emploi le jugent veritablement necessaire a son insertion professionnelle.
Auteur : M. Legras Philippe
Type de question : Question écrite
Rubrique : Emploi
Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle
Ministère répondant : travail, emploi et formation professionnelle
Dates :
Question publiée le 5 septembre 1994
Réponse publiée le 23 janvier 1995