Pommes
Question de :
M. Balligand Jean-Pierre
- SOC
M. Jean-Pierre Balligand appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur les difficultes du secteur fruitier et en particulier sur la situation des producteurs de pommes. Nombre d'entre eux doivent faire face, depuis trois ans, a une crise liee a une surproduction qui destabilise le marche de la pomme. Ils souhaitent une maitrise de la production, notamment par la mise en oeuvre d'un programme d'arrachage fonde sur le volontariat et limite aux vergers superieurs a 50 ares, sans condition d'age. Il lui demande de bien vouloir lui preciser sa position a ce sujet.
Réponse publiée le 27 février 1995
En moyenne, sur les sept dernieres annees, 12 p. 100 de la production francaise commercialisable de pommes ont ete detruits annuellement dans le cadre des retraits indemnises par les fonds communautaires (R. CEE no 1035/72). Au niveau de l'union a douze, au cours de la meme periode, ce sont 7 p. 100 de la production qui ont ete concernes par cette mesure. Les quantites retirees ont ete en forte croissance pendant les trois dernieres campagnes. Cette situation de surproduction, au-dela de son cout pour le budget communautaire, entraine des difficultes sur le marche du fait d'une trop grande abondance de l'offre, qui conduit a des prix non remunerateurs pour les producteurs, mettant en peril l'avenir de cette filiere fortement utilisatrice de main-d'oeuvre. Conscients de cette situation persistante dans les Etats membres producteurs de pommes, les pouvoirs publics francais ont demande, des decembre 1993, la mise en place d'un programme d'arrachage des vergers de pommiers. le reglement no 1890/94 du conseil a institue une prime d'un montant de 5 000 ecus/ha pour l'arrachage total des surfaces eligibles et 3 500 ecus/ha en cas d'arrachage partiel du verger. Sans attendre le resultat de la suppression des excedents structurels, les autorites nationales ont mis en place des mesures de soutien permettant de consolider la situation financiere des entreprises et ont engage les producteurs a conquerir de nouveaux marches a l'exportation vers les pays tiers, profitant ainsi de l'ouverture que doit entrainer la signature des accords du commerce international.
Auteur : M. Balligand Jean-Pierre
Type de question : Question écrite
Rubrique : Fruits et legumes
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 12 septembre 1994
Réponse publiée le 27 février 1995