Entreprises d'insertion
Question de :
M. Birraux Claude
- UDF
M. Claude Birraux attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle sur la situation des entreprises d'insertion du departement de la Haute-Savoie et de la region Rhone-Alpes. Ces entreprises ne se sentent, en effet, pas soutenues par le Gouvernement et s'interrogent meme : sur l'absence de mesures nouvelles de soutien au sein des budgets de la direction de l'action sociale et de la delegation a l'emploi ; sur le blocage de la ligne financiere de la delegation a l'emploi ; sur la captation d'une partie de cette ligne par la delegation interministerielle a la ville ; enfin, sur la marge de manoeuvre des chefs d'entreprises d'insertion, alors qu'en milieu d'annee aucune direction departementale du travail et de l'emploi ne connaissait au titre de l'annee 1994 le montant de son enveloppe departementale et ne pouvait, par consequent, signer aucune convention. Aussi, il lui demande de repondre a leurs interrogations et de leur manifester, par une veritable politique urbaine, son soutien.
Réponse publiée le 10 juillet 1995
Les structures d'insertion par l'activite economique jouent aujourd'hui un role essentiel dans la lutte contre l'exclusion. Parmi elles, les entreprises d'insertion offrent a des personnes en grande difficulte, pendant une periode transitoire, un emploi regulier et un accompagnement social approprie. Leur action doit etre confortee. A ce titre, deux circulaires interministerielles recentes s'efforcent de favoriser le partenariat entre les structures d'insertion et les entreprises et artisans, en incitant les maitres d'ouvrage publics a prevoir des clauses d'insertion professionnelle dans leurs appels d'offres et en rappelant aux entreprises d'insertion qu'elles doivent s'inscrire au repertoire des metiers ou au registre du commerce et des societes. Par ailleurs, afin de faciliter l'action des entreprises d'insertion et de renforcer l'efficacite des aides specifiques de l'Etat a ces structures, le rythme de versement de ces aides a ete ameliore par le decret no 95-293 du 15 mars 1995 : 60 p. 100 de l'aide sont verses a la prise d'effet de la convention au lieu de 50 p. 100 precedemment. Ces dispositions s'appliquent aux conventions et avenants conclus a compter du 1er janvier 1995. Sur le plan budgetaire, le ministere du travail, du dialogue social et de la participation poursuit son effort en faveur des entreprises d'insertion et des entreprises d'interim d'insertion : les credits sont en augmentation, puisqu'ils sont passes de278 millions de francs en 1994 a 346 millions de francs en 1995, sans compter un transfert, au plan national, de 30 millions de francs vers le Fonds interministeriel pour la ville qui seront affectes aux actions d'insertion par l'economique. Les enveloppes notifiees en fevrier 1995 aux directions departementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle permettent d'assurer le renouvellement des conventions de toutes les structures existantes en 1994 et d'accompagner la creation de structures en 1995. Enfin, l'insertion par l'activite economique est un axe privilegie des demarches contractuelles qui associent l'Etat et les collectivites territoriales. Ainsi, une perennisation du dispositif des plans locaux d'insertion economique a ete negociee avec la commission europeenne, en le classant, de meme que l'ensemble du champ de l'insertion par l'economique des personnes menacees d'exclusion, au premier rang des priorites eligibles a l'objectif 3 du Fonds social europeen, qui couvre la periode 1994-1999.
Auteur : M. Birraux Claude
Type de question : Question écrite
Rubrique : Emploi
Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle
Ministère répondant : travail, dialogue social et participation
Dates :
Question publiée le 19 septembre 1994
Réponse publiée le 10 juillet 1995