INAO
Question de :
M. Joly Antoine
- RPR
M. Antoine Joly appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur les graves deficits d'effectifs constates depuis plusieurs annees a l'Institut national des appellations d'origine, qui a vu, par ailleurs, ses competences elargies par la loi du 2 juillet 1990. Il apparait, en effet, qu'un manque de 57 personnes existait avant 1990 et que les quelques postes crees depuis cette date n'ont pas permis de combler ce deficit. Pourtant l'Institut national des appellations d'origine est en charge d'une mission essentielle pour garantir la qualite des produits agricoles francais qui, mal conduite par faute de moyens, penalise la filiere professionnelle des AOC generatrice de 130 000 emplois. Il lui demande de bien vouloir repondre au probleme qu'il a l'honneur de lui soumetre, d'autant plus que lors du vote de la loi de 1990 son predecesseur s'etait engage a regler ce probleme.
Réponse publiée le 19 décembre 1994
La loi no 90-558 du 2 juillet 1990 a etendu les competences de l'INAO (Institut national des appellations d'origine) a l'ensemble des appellations d'origine controlees des produits agro-alimentaires. Afin de faire face a ces nouvelles missions, la subvention du ministere de l'agriculture et de la peche a ete portee a 65,4 MF en 1994, contre 32,6 MF en 1990. Dans le meme temps, les effectifs de l'INAO sont passes de 128 a 181 agents. De plus, l'Institut a beneficie de l'exemption de la procedure du gel des postes au titre des annees 1993 et 1994. Toutefois, comme le souligne l'honorable parlementaire, il apparait que l'effort de l'Etat reste en deca des demandes formulees par l'INAO et par les professionnels des secteurs concernes. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en oeuvre du reglement du Conseil no 2081-92 du 14 juillet 1992, relatif aux appellations d'origine protegees (AOP) et aux indications geographiques protegees (IGP), la loi du 4 janvier 1994, relative a la reconnaissance de qualite des produits agricoles et alimentaires et des decrets d'application, confient a l'INAO de nouvelles responsabilites, notamment en matiere de protection des IGP. Il est donc necessaire d'examiner aujourd'hui si l'ensemble des moyens dont dispose l'Institut est en adequation avec les missions qui lui sont confiees. Le ministre de l'agriculture et de la peche, conjointement avec le ministre des finances, a demande que l'inspection generale de l'agriculture et l'inspection generale des finances procedent a cet examen. Le ministre de l'agriculture et de la peche entend ainsi pouvoir disposer des elements necessaires a toute decision relative au fonctionnement de l'INAO.
Auteur : M. Joly Antoine
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agro-alimentaire
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 19 septembre 1994
Réponse publiée le 19 décembre 1994