Question écrite n° 18342 :
Politique de l'environnement

10e Législature
Question signalée le 5 décembre 1994

Question de : M. Chabot René
- RPR

M. Rene Chabot appelle l'attention de M. le ministre de l'environnement sur l'evolution de la reglementation en matiere d'environnement. En effet, la prise de conscience de nos concitoyens pour une meilleure protection de l'environnement s'est traduite, ces dernieres annees, par des dispositions legislatives et reglementaires plus contraignantes en ce domaine dont l'application se met en place progressivement dans nos departements. On assiste ainsi a la multiplication des procedures « enquetes publiques » dont il est pourtant difficile de nier l'utilite. Il lui demande s'il ne serait pas opportun de marquer une pause dans les modifications de notre legislation notamment quant aux dispoositions relatives a la participation du public et des associations en matiere d'environnement qui risquent d'accroitre les difficultes rencontrees.

Réponse publiée le 12 décembre 1994

L'honorable parlementaire fait etat de la « multiplication » des enquetes publiques depuis quelques annees et souhaite qu'une pause soit faite dans le processus legislatif relatif a la participation du public et des associations en matiere d'environnement. Il convient tout d'abord d'observer que le champ d'application des enquetes publiques relevant de la loi no 83-630 du 12 juillet 1983 n'a pas ete modifie depuis le decret du 23 avril 1985. Une augmentation du nombre d'enquetes publiques ne releverait donc ni d'une volonte du legislateur, ni d'une intervention du pouvoir reglementaire. Au surplus, un tel accroissement n'a pas ete constate, le nombre d'enquetes relevant de la loi du 12 juillet 1983 precitee s'etablit a un niveau sensiblement equivalent depuis plusieurs annees (environ 9 000 par an). Par ailleurs, la participation du public et des associations en matiere d'environnement correspond, a l'heure actuelle, a une demande qu'il est imperatif de satisfaire. La concertation avec les principaux partenaires sociaux, si elle est menee dans un cadre bien delimite et dans le souci du respect de regles etablies, n'est pas source de difficultes, mais est au contraire susceptible d'eviter certaines erreurs. Elle est, en outre, de nature a diminuer le risque contentieux que peut entrainer l'elaboration d'un projet dans une trop grande opacite. Ces raisons ont conduit le ministre de l'environnement a presenter au Parlement un projet de loi dont plusieurs articles sont consacres a l'organisation, pour des projets d'importance nationale tels que les TGV, les autoroutes et les lignes haute a tension, d'un debat public, intervenant en amont de l'enquete publique. Afin qu'un tel debat puisse se derouler dans les meilleures conditions possibles, il s'effectuera sous l'autorite d'une commission nationale composee d'elus, de magistrats et de personnalites qualifiees. La volonte de mettre en place une telle commission - qui etablira en toute impartialite un bilan de la concertation - repond a la preoccupation de l'honorable parlementaire d'eviter que cette concertation ne soit generatrice de retards et d'inconvenients divers.

Données clés

Auteur : M. Chabot René

Type de question : Question écrite

Rubrique : Environnement

Ministère interrogé : environnement

Ministère répondant : environnement

Signalement : Question signalée au Gouvernement le 5 décembre 1994

Dates :
Question publiée le 19 septembre 1994
Réponse publiée le 12 décembre 1994

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