Question écrite n° 18345 :
Fonctionnement

10e Législature

Question de : M. Bourg-Broc Bruno
- RPR

M. Bruno Bourg-Broc appelle l'attention de M. le ministre de l'education nationale sur les deux rapports annuels de l'inspection generale de l'education nationale et de l'inspection generale de l'administration de l'education nationale, qui constituent l'essentiel des rapports et evaluations effectues en 1992 et 1993 par les deux cents inspecteurs generaux de l'IGEN. Soulignant des evolutions positives tant pour le respect des horaires que pour le recrutement des enseignants, et plus generalement pour le « climat » des etablissements, ces rapports soulignent par ailleurs le manque de clarte et l'ambiguite de certains textes reglementaires, le manque de coordination entre services, voire la « timidite » des etablissements sur le terrain de l'innovation. Il lui demande de lui preciser la suite qu'il envisage de reserver a ces rapports qui soulignent, « trop souvent », une diminution du temps reserve aux apprentissages classiques au profit d'activites peri-scolaires de plus en plus nombreuses. Selon ces rapports, la renovation pedagogique des lycees n'est pas encore une reussite : modules le plus souvent organises selon l'ordre alphabetique des eleves et non selon leurs besoins, complexite et flou des options, dont le libre choix est rarement propose aux eleves. Il souhaite que la meilleure suite soit reservee a ces rapports.

Réponse publiée le 24 octobre 1994

Les questions soulevees par l'honorable parlementaire sont de la plus grande importance. Plusieurs elements de reponse peuvent etre apportes sur les differents points evoques : 1. Le delai incompressible entre le moment ou une decision est prise et celui ou elle devient operationnelle pour les personnels charges de la mettre en oeuvre. Ainsi c'est au mois d'octobre que la direction des lycees et colleges noue les contacts avec les academies en vue de la mise en place de la rentree scolaire suivante, soit onze mois auparavant. Dans ces conditions, les remarques et suggestions que comportent les rapports des deux inspections generales, qui sont rendues publiques en general au mois de mai, ne peuvent au mieux etre suivies d'effet sur le terrain qu'a la rentree scolaire de l'annee suivante, soit pres de 18 mois plus tard. Par ailleurs, il releve du cabinet du ministre en liaison avec les directions pedagogiques concernees (DE/DLC) de voir dans quelles mesures les remarques faites doivent etre prises en compte ; 2. En ce qui concerne la mise en place de la renovation des lycees, il semble souhaitable de ne pas juger avec exces de precipitation. Les evolutions les plus profondes portent sur les mentalites : celles des parents a propos du reequilibrage des series, celles des enseignants a propos de la prise en compte des besoins des eleves. Or, on sait que le temps est un facteur essentiel dans l'evolution de celles-ci. Il conviendra dans plusieurs annees de faire un bilan des choix faits et d'assurer les modifications necessaires pour augmenter l'efficacite et la qualite de notre systeme.

Données clés

Auteur : M. Bourg-Broc Bruno

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement

Ministère interrogé : éducation nationale

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 19 septembre 1994
Réponse publiée le 24 octobre 1994

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