Question écrite n° 18377 :
INAO

10e Législature

Question de : M. Balligand Jean-Pierre
- SOC

M. Jean-Pierre Balligand appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur la situation de l'Institut national des appellations d'origine (INAO), etablissement public mis au service des professionnels et responsables du secteur des appellations d'origine controlees. Cree en 1935 pour promouvoir les appellations d'origine du secteur viti-vinicole, l'institut a vu ses competences etendues par la loi du 2 juillet 1990 a l'ensemble des appellations de l'agro-alimentaire. Depuis cette date, 53 postes ont ete crees, mais les effectifs sont encore tres insuffisants pour permettre a l'INAO de mener a bien l'ensemble de ses missions. Il lui demande de bien vouloir lui preciser quelles mesures il envisage a ce sujet.

Réponse publiée le 19 décembre 1994

La loi no 90-558 du 2 juillet 1990 a etendu les competences de l'INAO (Institut national des appellations d'origine) a l'ensemble des appellations d'origine controlees des produits agro-alimentaires. Afin de faire face a ces nouvelles missions, la subvention du ministere de l'agriculture et de la peche a ete portee a 65,4 MF en 1994, contre 32,6 MF en 1990. Dans le meme temps, les effectifs de l'INAO sont passes de 128 a 181 agents. De plus, l'Institut a beneficie de l'exemption de la procedure du gel des postes au titre des annees 1993 et 1994. Toutefois, comme le souligne l'honorable parlementaire, il apparait que l'effort de l'Etat reste en deca des demandes formulees par l'INAO et par les professionnels des secteurs concernes. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en oeuvre du reglement du Conseil no 2081-92 du 14 juillet 1992, relatif aux appellations d'origine protegees (AOP) et aux indications geographiques protegees (IGP), la loi du 4 janvier 1994, relative a la reconnaissance de qualite des produits agricoles et alimentaires et des decrets d'application, confient a l'INAO de nouvelles responsabilites, notamment en matiere de protection des IGP. Il est donc necessaire d'examiner aujourd'hui si l'ensemble des moyens dont dispose l'Institut est en adequation avec les missions qui lui sont confiees. Le ministre de l'agriculture et de la peche, conjointement avec le ministre des finances, a demande que l'inspection generale de l'agriculture et l'inspection generale des finances procedent a cet examen. Le ministre de l'agriculture et de la peche entend ainsi pouvoir disposer des elements necessaires a toute decision relative au fonctionnement de l'INAO.

Données clés

Auteur : M. Balligand Jean-Pierre

Type de question : Question écrite

Rubrique : Agro-alimentaire

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 19 septembre 1994
Réponse publiée le 19 décembre 1994

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