Meridien
Question de :
M. Asensi François
- COM
M. Francois Asensi attire l'attention M. le ministre de l'industrie, des postes et telecommunications et du commerce exterieur sur l'inquietude des salaries toutes categories confondues de l'hotel Meridien-Etoile qui s'elevent contre les perspectives de privatisation de la chaine hoteliere du Meridien, partie integrante du groupe Air-France. Les salaries ne veulent pas faire « les frais » des mesures annoncees par le president d'Air-France. Pour eux, privatisation et rachat par un groupe autre est synonyme de baisses de salaires, d'emplois, de perte de leurs acquis sociaux. Pour ces raisons, il lui demande de prendre en compte les legitimes preoccupations de ces salaries afin que cesse le bradage du patrimoine national.
Réponse publiée le 17 avril 1995
Air France est actuellement engagee dans un plan de redressement indispensable a sa survie. Le succes de ce plan, accepte par les salaries de l'entreprise en mars 1994, suppose notamment de mobiliser toutes les voies possibles pour assurer le redressement financier de la compagnie nationale. La vente de la Societe des hotels Meridien par la Compagnie nationale Air France s'inscrit dans cette demarche. Elle fait partie des engagements imposes par la Commission europeenne au Gouvernement francais en contrepartie de l'autorisation du versement a Air France d'une dotation en capital de 20 milliards de francs. Le choix du repreneur de la Societe des hotels Meridien s'est fait dans la transparence et apres un examen complet de l'ensemble des implications de cette cession. La Compagnie nationale Air France a mis en place au mois de mars 1994 une procedure formelle en vue de la vente de sa participation. Quatre candidats ont ete retenus : Accor, Advanta Management AG, Forte PLC et la Societe du Louvre. Ces candidats ont beneficie d'une stricte egalite d'information tout au long de cette procedure, au terme de laquelle l'offre de Forte est apparue comme la meilleure, pour des raisons tant industrielles (perspectives de developpement de Meridien) que financieres (prix propose sur la base d'une valeur de Meridien de 1 800 millions de francs pour Forte contre 1 600 millions pour Accor), l'offre d'Accor ayant toutefois certains merites. C'est pourquoi il fut decide, par souci de transparence, de transmettre avant tout choix definitif, pour avis et expertise, les deux offres a la commission de la privatisation instituee par la loi no 86-912 du 6 aout 1986 modifiee relative aux modalites des privatisations. Cette commission a identifie certaines questions a approfondir et Air France a, en consequence, lance une nouvelle procedure en juillet 1994. Apres etude, il apparaissait que l'offre de Forte assurait a la compagnie la meilleure valorisation de son actif. Pour cette raison, cette offre a ete retenue. Forte s'est notamment engage, dans son offre, a maintenir dans leur categorie actuelle les hotels Meridien, a en assurer le developpement et a conserver le siege de la societe a Paris. Enfin, un accord de cooperation regissant les conditions dans lesquelles seront maintenues des relations etroites et de long terme entre Air France et Meridien a ete signe par les deux societes le 8 novembre 1994.
Auteur : M. Asensi François
Type de question : Question écrite
Rubrique : Hotellerie et restauration
Ministère interrogé : industrie, postes et télécommunications et commerce extérieur
Ministère répondant : équipement, transports et tourisme
Dates :
Question publiée le 26 septembre 1994
Réponse publiée le 17 avril 1995