Stationnement
Question de :
M. Le Nay Jacques
- RL
M. Jacques Le Nay appelle l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la sante et de la ville, sur les conditions rigoureuses d'obtention de la carte de grand invalide civil. En janvier 1994, la condition d'obtention de la carte de GIC a ete soumise a un taux d'invalidite de 80 p. 100 et a un examen attentif du dossier, le taux de 80 p. 100 d'incapacite ne donnant pas droit automatiquement a l'acces a cette carte. Or, certaines personnes reconnues seulement a 40 p. 100 d'incapacite, detentrices d'une carte avec mention « station debout penible », ne peuvent obtenir la carte GIC alors que, manifestement, elles rencontrent d'importantes difficultes a marcher mais sont tout a fait capables de conduire. Il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre afin de remedier a cette situation pour permettre, dans certains cas, aux titulaires de la carte d'invalidite au taux de 40 p. 100 avec la mention « station debout penible », d'obtenir la carte GIC.
Réponse publiée le 17 octobre 1994
L'honorable parlementaire demande que l'attribution du macaron « grand invalide civil » (GIC) soit elargie aux titulaires de la carte verte portant la mention « station debout penible », qui presentent un taux d'incapacite permanente compris entre 50 et 80 p. 100. Il convient de rappeler que cette carte, instituee par un arrete du 30 juillet 1979 (JO du 18 aout 1979), n'offre aucun des avantages lies a la possession de la carte d'invalidite. Elle a pour unique objet d'appeler l'attention sur les difficultes particulieres qu'eprouve son detenteur a supporter la station debout. Elle permet donc aux personnes qui en sont titulaires de circuler plus facilement et d'acceder aux places assises dans les transports en commun. Il est exact que la station debout peut s'averer manifestement penible pour certaines personnes handicapees sans que pour autant l'invalidite qui les frappe entraine a elle seule un taux d'incapacite de 80 p. 100. Neanmoins, il ne peut etre envisage d'instituer en leur faveur un nouveau macaron qui ne serait pas lie a la possession de la carte d'invalidite, sous peine de differencier les conditions d'octroi d'un meme avantage et lui faire perdre, a terme, toute valeur. En subordonnant l'octroi du macaron GIC a l'exigence prealable d'un taux d'incapacite permanente au moins egal a 80 p. 100, le legislateur a entendu l'attribuer uniquement aux personnes qui, du fait de la lourdeur de leur handicap, se trouvent dans une situation de grande dependance. Pour des raisons de coherence et d'equite, il importe que la decision de delivrance du macaron continue de s'appliquer a ces memes personnes qui sont precisement celles qui justifient le plus de son benefice.
Auteur : M. Le Nay Jacques
Type de question : Question écrite
Rubrique : Handicapes
Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville
Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville
Dates :
Question publiée le 26 septembre 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994