PAC
Question de :
M. Cazin d'Honincthun Arnaud
- UDF
Une fois encore, fin juillet, Bruxelles decidait la baisse de 25 a 33 p. 100 des restitutions dans les secteurs du porc et de la volaille. Cette mesure a d'autant plus surpris les professionnels que rien ne la laissait presager. En janvier dernier deja, une decision analogue avait provoque la meme stupeur. Cette fois-la, le Gouvernement avait obtenu satisfaction et le Comite de gestion de Bruxelles etait revenu sur la baisse annoncee. Comment se fait-il que les informations ne circulent-elles pas mieux et que les producteurs ne soient au courant qu'une fois la mesure prise ? L'Europe communautaire est de plus en plus souvent maitresse et initiatrice de decisions que les Francais ont l'obligation de respecter et d'appliquer. Chacun en est bien conscient et peut dans de nombreux domaines s'en feliciter. Il n'en reste pas moins vrai que des ameliorations notables doivent etre apportees aux mecanismes de circulation de l'information. On semble toujours etre mis devant le fait accompli. Les processus de prises de decisions au niveau de la Commission restent encore mal connus des citoyens francais, premiers concernes pourtant par ces mesures. C'est la raison pour laquelle M. Arnaud Cazin d'Honincthun demande a M. le ministre de l'agriculture et de la peche quelles informations il pourrait lui apporter sur ce dossier delicat des restitutions et sur les futures intentions du Gouvernement en la matiere.
Réponse publiée le 5 décembre 1994
Les secteurs avicole et porcin connaissent actuellement des difficultes suite aux baisses des montants de restitutions decidees le 29 juillet dernier. Conscient des consequences qu'une telle decision entrainait pour ces deux filieres, le Gouvernement a ete amene a intervenir pour que la commission de l'Union europeenne reconsidere sa position. En effet, l'evolution a la baisse du cout de l'aliment reste encore insuffisante et ne justifie pas l'ampleur de la diminution des taux de restitutions qui a ete appliquee. Les pouvoirs publics francais suivent donc avec la plus grande attention l'evolution de ce dossier, car il parait essentiel de conforter les exportations vers les pays tiers a la fois pour mieux reguler le marche communautaire et pour maintenir notre part de marche dans les echanges internationaux. Il est cependant dommageable que la France se trouve generalement tres isolee dans la defense de telles propositions.
Auteur : M. Cazin d'Honincthun Arnaud
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politiques communautaires
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 26 septembre 1994
Réponse publiée le 5 décembre 1994