Question écrite n° 18560 :
Frais de scolarite

10e Législature

Question de : M. Morisset Jean-Marie
- UDF

M. Jean-Marie Morisset attire l'attention de M. le ministre de l'education nationale sur les termes d'une reponse a sa question ecrite no 15990 publiee au Journal officiel le 18 juillet 1994 relative au reglement des remises de principe pour les familles nombreuses sur les frais de pension et de demi-pension. En effet, la reponse fait etat d'une allocation exceptionnelle compensant l'eventuel manque a gagner des familles boursieres et indique que les chefs d'etablissement pourront poursuivre la pratique du precompte par son intermediaire. Trois questions subsistent alors, d'une part, si cette allocation exceptionnelle est aussi versee aux familles, comment les chefs d'etablissement peuvent-ils y avoir acces ? Il est a craindre que les actions de saisie par huissiers se multiplient, les etablissements scolaires ne pouvant faire face a l'accumulation des non-payes. D'autre part, les associations de parents d'eleves des Deux-Sevres, tout en reconnaissant que ce nouveau dispositif permettra une plus grande autonomie des familles, craignent que dans de nombreux cas les bourses ne servent a tout autre chose qu'a la scolarite des enfants au detriment de ceux-ci tout au long de l'annee scolaire. Enfin, les remises de principe pour familles nombreuses ne se cantonnaient pas a ces boursiers mais etaient valables pour toute famille de trois enfants et plus scolarises dans un etablissement public. Qu'en est-il du nouveau dispositif pour ces familles ?

Réponse publiée le 28 novembre 1994

L'article 23, alinea 5, de la loi relative a la famille prevoit en effet, a titre transitoire pour l'annee scolaire 1994-1995, la mise en place d'une allocation exceptionnelle financee et geree par les services du ministere de l'education nationale. Elle sera versee, tout comme l'etaient les bourses de colleges, au comptable de l'etablissement d'enseignement public, et permettra ainsi d'affecter tout ou partie de celle-ci au paiement des frais de demi-pension. La mesure de transfert de la gestion des credits de bourse de colleges au ministere des affaires sociales, de la sante et de la ville n'affecte en rien l'effort de l'Etat pour limiter les frais de demi-pension et d'internat a la charge des familles. Les deux mecanismes attenuant ces frais demeurent en l'etat a l'issue du transfert. Il s'agit, d'une part, de la participation de l'Etat aux depenses de remunerations des personnels d'internat et de demi-pension, dont le montant inscrit au budget 1994 est de 1,8 milliard de francs et, d'autre part, du systeme de « remise de principe » qui permet aux familles ayant plus de deux enfants internes ou demi-pensionnaires dans le second degre public de beneficier de tarifs degressifs. Au demeurant, la modification de l'assiette de calcul de la remise de principe consecutive au transfert des bourses de college se revele plus favorable aux familles. Par ailleurs, dans le cadre du nouveau contrat pour l'ecole, la creation d'un fonds social collegien destine a aider de facon ponctuelle les eleves confrontes a des difficultes financieres particulieres de nature a gener leur scolarite a ete retenue, sous reserve, toutefois, que les credits necessaires a sa mise en oeuvre soient votes par le Parlement dans le cadre de la loi de finances 1995.

Données clés

Auteur : M. Morisset Jean-Marie

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement

Ministère interrogé : éducation nationale

Ministère répondant : éducation nationale

Dates :
Question publiée le 26 septembre 1994
Réponse publiée le 28 novembre 1994

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