William Saurin
Question de :
M. Colliard Daniel
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M. Daniel Colliard interroge M. le ministre des entreprises et du developpement economique, charge des petites et moyennes entreprises et du commerce et de l'artisanat, quant au devenir du site de Cany-Barville (Seine-Maritime) ou est implante l'entreprise William Saurin. Il l'informe que suite a une decision de delocalisation, que rien ne justifie, et a l'annonce de 132 licenciements, le personnel a decide de bloquer le site. Il lui apprend que cette societe a beneficie de l'exoneration de la taxe professionnelle pendant cinq ans, d'aides de la mairie pour construire son usine, que le cout de la main-d'oeuvre a baisse de 30 p. 100 en un an et que, malgre cela, elle ferme son etablissement. Il lui indique par ailleurs que le groupe dont fait partie William Saurin a realise en 1992 un resultat net, a peu pres equivalent a celui de 1991, de l'ordre de 774 millions de francs. Il lui demande donc ce qu'il compte faire afin que cette delocalisation et ces licenciements totalement injustifies soient annules et qu'au contraire, comme le proposent les salaries et leur syndicat C.G.T., une diversification des gammes de produits fabriques soit instauree.
Réponse publiée le 2 janvier 1995
En 1993, l'entreprise William Saurin a du renoncer au maintien de son activite sur le site de Cany-Barville (Seine-Maritime), creee quelques annees auparavant, lorsque les perspectives de developpement du marche des plats cuisines en barquettes etaient tres favorables. Les difficultes economiques ont conduit les consommateurs a un arbitrage negatif envers ces produits de prix eleves. Des 1990, la direction de William Saurin revisait a la baisse ses perspectives de production ; l'unite de Cany-Barville n'a jamais atteint sa production maximum, ni en consequence les effectifs envisages a sa creation. Les resultats observes en 1991-1992 et les perspectives peu encourageantes du marche, ou la concurrence de nombreuses PME s'exercait, notamment pour la production de produits « marques de distributeurs » commercialises par les principales enseignes, ont conduit a diverses restructurations au sein du groupe et a la decision de fermeture du site de Cany-Barville. La direction de William Saurin a mis en oeuvre un plan social presentant notamment diverses possibilites de reclassement a l'interieur du groupe, utilisees par une dizaine de salaries. Une « antenne-emploi », animee par un cabinet specialise, a facilite la recherche d'emplois locaux, permettant ainsi a cinquante salaries de retrouver une activite, et a aide d'autres salaries a beneficier de formations de longue duree, ou a creer d'autres entreprises. En fevrier 1994, un seul salarie demeurait en conge de conversion. Concernant le site industriel, la direction de William Saurin s'est engagee a chercher un repreneur pour les installations de Cany-Barville. Avec l'aide de la prefecture de region et d'un cabinet specialise, une solution semblait devoir etre trouvee. La concurrence intra-regionale pourrait cependant rendre difficile la realisation du projet. Parallelement d'autres solutions sont recherchees, apres le rapprochement au printemps 1994 des activites « plats cuisines » du groupe Danone et du groupe Saint-Louis auquel appartenait William Saurin.
Auteur : M. Colliard Daniel
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agro-alimentaire
Ministère interrogé : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 28 juin 1993
Réponse publiée le 2 janvier 1995