SFP
Question de :
M. Sarre Georges
- SOC
M. Georges Sarre attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la francophonie sur les risques qui pesent sur le rachat par les Anglais des stocks de costumes appartenant a la societe francaise de production (S.F.P.) et utilise par les producteurs audiovisuels francais. En effet, les difficultes conjoncturelles que rencontrent les milieux professionnels audiovisuels empechent les gerants de ces stocks de costumes de conserver plus longtemps cette activite essentielle dans le domaine de la creation audiovisuelle et les obligent a vendre. Le rachat est donc devenu une opportunite commerciale pour les Anglais via la societe Angels qui detiendrait alors le monopole europeen dans ce domaine. Il serait dangereux pour la creation nationale que les producteurs francais soient soumis a la regle et au bon vouloir d'une seule entreprise. Il demande au ministre quelles mesures il compte prendre pour venir en aide aux gerants de ces stocks et maintenir ces costumes en France et comment il compte empecher la mise en place de ce monopole de locations.
Réponse publiée le 28 février 1994
Comme le souligne l'honorable parlementaire, les 350 000 costumes que detient la SFP costumes, filiale de la SFP, constituent la collection la plus importante de costumes en France. Il convient cependant de noter que, dans ce stock de costumes, seulement une centaine de pieces presentent un reel interet patrimonial. Celles-ci sont a ce titre en instance de classement par le ministere de la culture et de la francophonie afin de beneficier d'une protection juridique et etre placees dans des musees. L'immense majorite des costumes et accessoires constitutifs de cette collection doit etre geree selon des regles commerciales. Les pouvoirs publics ont donc decide de creer une societe de commercialisation de costumes de spectacles dont les partenaires seront, outre la filiale SFP costumes, l'Opera de Paris ainsi qu'une societe privee qui occupe, sur le marche francais du costume, la place la plus importante. Cette solution favorise les synergies au sein du secteur public et ouvre le capital a un operateur prive. La solution de vente a une societe britannique, qui avait ete effectivement envisagee a un certain moment par la precedente direction de la SFP, au debut de l'annee 1993, a ete ecartee.
Auteur : M. Sarre Georges
Type de question : Question écrite
Rubrique : Audiovisuel
Ministère interrogé : culture et francophonie
Ministère répondant : communication
Dates :
Question publiée le 28 juin 1993
Réponse publiée le 28 février 1994