BERD
Question de :
M. Sauvadet François
- UDF
M. Francois Sauvadet appelle l'attention de M. le ministre de l'economie sur la gestion de la Banque europeenne pour la reconstruction et le developpement. Il s'inquiete de l'importance des frais de fonctionnement engages par la banque qui, selon toute vraisemblance aurait depense pres de 460 millions de francs pour l'installation de ses nouveaux locaux a Londres, montant que sera charge de preciser l'audit decide lors de la derniere reunion des vingt-trois directeurs. Par consequent, il lui demande s'il est dans ses intentions de prendre des mesures specifiques visant a restreindre la gabegie financiere d'une institution dont la France est membre, et dont la vocation premiere n'est pas de payer des frais de mission et autres luxes a quelques hauts fonctionnaires, mais bien de contribuer au developpement des anciens pays a economie planifiee.
Réponse publiée le 12 juillet 1993
De nombreuses critiques ont ete formulees recemment a l'encontre de la gestion de la Banque europeenne pour la reconstruction et le developpement au sujet de ses frais de fonctionnement. De fait, les ressources disponibles pour le soutien aux reformes en cours dans les pays ou elle intervient sont limitees et doivent donc etre utilisees de la maniere la plus efficace. Ses actionnaires sont donc en droit d'exiger d'elle un comportement exemplaire a cet egard. Pour autant, les reproches adresses a la BERD doivent etre precises. Ainsi, les frais d'installation du nouveau siege de la banque, souvent cites, sont majoritairement couverts par une subvention specifique du Gouvernement britannique et ne s'imputent donc que partiellement sur ses fonds propres. Par ailleurs, les couts de fonctionnement de la BERD ne peuvent etre juges qu'en regard de son bilan apres deux annees d'activite. Ce bilan est consistant pour une institution aussi recente. Les financements decides au 31 decembre 1992 se montent a 1 653 millions ecus. Ils ont ete attribues a soixante-dix projets representant un investissement total de 8,5 milliards d'ecus. Comme il est normal pour une institution en phase de croissance, les decaissements sont plus faibles (126 millions d'ecus), puisqu'ils interviennent par etapes au cours de la vie des projets. Afin de pouvoir prendre les mesures de redressement et de controle de la gestion qui pourraient etre necessaires, les Etats actionnaires de la BERD ont decide de faire realiser par le comite d'audit de la banque, avec l'appui d'auditeurs exterieurs, des etudes sur les modalites de realisation du nouveau siege ainsi que sur toute autre question relative aux frais de fonctionnement qui pourrait justifier un examen. La France s'est associee pleinement a cette demarche. Les resultats de ces audits seront disponibles prochainement, et ce n'est que sur cette base que, le cas echeant, des decisions pourront etre prises.
Auteur : M. Sauvadet François
Type de question : Question écrite
Rubrique : Organisations europeennes
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 3 mai 1993
Réponse publiée le 12 juillet 1993