Question écrite n° 644 :
Armenie

10e Législature

Question de : M. Fraysse Marc
- RPR

M. Marc Fraysse demande a M. le ministre des affaires etrangeres quelle attitude la France entend tenir face au mouvement d'independance de l'Armenie et notamment face a la situation du Haut-Karabakh.

Réponse publiée le 21 juin 1993

La France, comme le sait l'honorable parlementaire, a reconnu l'independance de l'Armenie depuis le mois de decembre 1991. Des relations politiques, culturelles et humanitaires se sont rapidement developpees entre nos deux pays. Notre ambassadeur a Erevan a presente ses lettres de creance des fevrier 1992, tandis que l'Armenie nommait un charge d'affaires a Paris au mois d'octobre. Compte tenu des multiples liens humains et historiques entre nos deux pays, notre cooperation a pu deja aboutir a la signature d'un traite d'entente, d'amitie et de cooperation, signe en mars, a l'occasion de la visite en France du president Ter Petrossian. Ce texte sera prochainement presente a la ratification du Parlement. Il est essentiellement anime par le souci d'offrir un cadre a nos efforts communs pour enrichir nos relations dans tous les domaines et asseoir les conditions de l'independance politique et economique de l'Armenie. Notre pays a par ailleurs montre concretement sa solidarite avec le peuple armenien au cours de l'hiver dernier en tachant de soulager sa detresse, tant par une action humanitaire d'ampleur exceptionnelle que par des demarches diplomatiques aupres de plusieurs Etats voisins. Les difficultes de l'heure n'ont pas empeche le Gouvernement francais de favoriser et de soutenir de multiples cooperations qui vont du conseil pour la redaction de la future Constitution de l'Armenie a la construction de micro-centrales hydro-electriques. Toutes ces actions vont dans le sens de la restauration d'une Armenie independante et prospere. C'est anime par ce souci que le Gouvernement francais tache de contribuer a la resolution pacifique de la crise du Haut-Karabakh qui seule permettra a l'Armenie de se reconcilier avec tous ses voisins et de poursuivre le developpement de son riche potentiel geographique et humain. Notre pays, qui a le premier propose l'ouverture d'une conference internationale sur le Haut-Karabakh dans le cadre de la CSCE, deploie tous ses efforts aupres des differents Etats concernes et des autorites du Haut-Karabakh pour que les negociations commencees en juin 1992 puissent enfin aboutir a un cessez-le-feu et a l'ouverture de cette conference. Nos efforts diplomatiques sont assortis, la encore, d'une importante aide humanitaire qui a permis aux populations de cette region d'affronter dans des conditions moins difficiles la rigueur de l'hiver et de la guerre. La France reste en tout cas attentive a l'evolution de cette region, dont le statut futur est a rechercher par un dialogue approfondi entre toutes les parties concernees.

Données clés

Auteur : M. Fraysse Marc

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politique exterieure

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère répondant : affaires étrangères

Dates :
Question publiée le 3 mai 1993
Réponse publiée le 21 juin 1993

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