Rythmes et vacances scolaires
Question de :
M. Vachet Léon
- RPR
M. Leon Vachet attire l'attention de M. le ministre de l'education nationale sur l'amenagement du temps scolaire. En effet, depuis deux ans, se developpent en France des experiences concernant l'amenagement du temps scolaire, au niveau de l'enseignement primaire. Ces amenagements, qui ont ete rendus possibles par la loi d'orientation de 1989, qui organise une autonomie de chaque etablissement, se deroulent actuellement dans une certaine anarchie. En effet, certains adoptent la semaine de quatre jours, d'autres la semaine alternee, d'autres transferent le samedi sur le mercredi. Enfin, ces amenagements sont parfois differents a l'interieur d'une meme ville et se font sans aucune concertation, avec l'amenagement du temps scolaire des colleges concernes. Bien entendu, le principe de l'autonomie des etablissements ne doit pas etre mis en cause, ainsi que la participation des parents a travers les conseils d'ecole. Mais il lui demande, s'il ne convient pas de fixer un certain cadre reglementaire, a cette apparente anarchie.
Réponse publiée le 12 juillet 1993
Le decret no 91-383 du 22 avril 1991 modifiant le decret no 90-788 du 6 septembre 1990 definit les conditions dans lesquelles sont prises les decisions d'amenagement du temps scolaire. L'organisation de la semaine scolaire sur quatre jours avec reduction correlative du nombre de jours de vacances ou toute autre organisation derogeant aux textes nationaux peuvent etre decidees dans ce cadre. Ce texte dispose que la demande doit etre presentee sous forme d'un projet adopte par le conseil d'ecole et transmis a l'inspecteur d'academie, directeur des services departementaux de l'education nationale charge de la circonscription et de la commune dans laquelle est situee l'ecole. C'est dans le cadre de ces dispositions que certains maires et conseils municipaux sont appeles a se prononcer sur des projets presentes par des conseils d'ecole. Les autorites municipales sont en effet particulierement concernees par les mesures d'amenagement du temps scolaire en raison des competences que les communes exercent dans les ecoles (prise en charge des depenses de fonctionnement, organisation des services de cantine, garderie, etudes surveillees et autres activites periscolaires...). S'agissant, enfin, des risques d'incoherence releves par l'honorable parlementaire entre les projets de differentes ecoles, il est precise que les inspecteurs d'academie, directeurs des services departementaux de l'education nationale, ont recu instruction, par circulaire no 91-99 du 24 avril 1991, de veiller, avant toute prise de decision, « a l'harmonisation des projets d'amenagement du temps scolaire entre les ecoles maternelles et elementaires du meme perimetre scolaire et a leur homogeneite entre ecoles soumises aux memes contraintes pour un perimetre donne ».
Auteur : M. Vachet Léon
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement maternel et primaire
Ministère interrogé : éducation nationale
Ministère répondant : éducation nationale
Dates :
Question publiée le 10 mai 1993
Réponse publiée le 12 juillet 1993