Politique a l'egard des retraites
Question de :
M. Berthol André
- RPR
M. Andre Berthol attire l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la sante et de la ville, sur le souhait des organisations representatives des retraites d'etre associes a la reflexion du Gouvernement sur les problemes des retraites. Il serait opportun, dans la perspective de consultations et de tables rondes, de permettre aux unions nationales de retraites d'etre partie prenante aux travaux effectifs de l'avenir de la retraite. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre les mesures qu'elle envisage de prendre a ce sujet.
Réponse publiée le 16 août 1993
Les retraites se regroupent dans de nombreuses organisations d'origine syndicale, professionnelle ou inspirees par une cause particuliere commune. Une representation des personnes agees et des retraites existe egalement au sein du CNRPA et des CODERPA, qui sont en contact frequent avec le ministre des affaires sociales et des services exterieurs. Par ailleurs l'essentiel des mesures envisagees dans la reforme des retraites s'appliquera aux futurs retraites, pour lesquels les modes de calcul des pensions seront moins avantageux que ceux dont ont beneficie les actuels retraites. Dans ces conditions, la concertation intervenue avec les partenaires sociaux et les entretiens reguliers avec le bureau du CNRPA assurent que les retraites auront pu s'exprimer et etre entendus sur les mesures a intervenir. En ce qui concerne les mesures elles-memes, elles sont au nombre de trois : les pensions seront revalorisees en fonction des prix pendant cinq ans. Aujourd'hui, la loi prevoit une indexation sur les salaires annuels moyens des assures, meme si, depuis 1987, les revalorisations suivent deja, en fait, l'evolution des prix. Cette mesure est temporaire et assortie d'une clause de rendez-vous au 1er janvier 1996, qui permet de garantir le pouvoir d'achat des retraites ; la duree d'assurance ouvrant le droit a une retraite au taux plein (50 p. 100) sera relevee de 150 a 160 trimestres, a raison d'un trimestre par generation de retraites a partir de 1994. Cette mesure ne touchera pas les assures ayant commence a travailler jeunes, nombreux parmi ceux qui exercent des metiers penibles ou non qualifies (en 1992, 50 p. 100 des assures avaient d'ores et deja, au moment de la liquidation de leurs droits, une duree d'assurance superieure a quarante ans) ; le salaire servant de base de calcul de la pension de vieillesse sera calcule sur la moyenne des vingt-cinq meilleures annees, au lieu des dix meilleures annees aujourd'hui, a raison d'une annee supplementaire par generation de retraites a compter de 1994. Cette mesure renforcera le lien entre les cotisations versees pendant la vie active et les pensions percues, tout en permettant encore d'exclure, pour une carriere complete, les plus mauvaises annees. Grace a l'ensemble de ces actions, le systeme francais de retraite par repartition sera reequilibre.
Auteur : M. Berthol André
Type de question : Question écrite
Rubrique : Retraites : generalites
Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville
Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville
Dates :
Question publiée le 10 mai 1993
Réponse publiée le 16 août 1993