Question écrite n° 1048 :
dyslexie et dysphasie

11e Législature

Question de : M. Éric Doligé
Loiret (2e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Eric Doligé souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur les enfants souffrant de troubles sévères du langage oral et écrit. Il y a aujourd'hui près d'un million d'enfants en âge scolaire qui sont dyslexiques ou dysphasiques. Du fait de la nécessaire mise en oeuvre d'une pédagogie spécifique, ils ne peuvent malheureusement suivre une scolarité normale. Or la France, contrairement à certains de ses partenaires de l'Union euopéenne, ne possède pas assez de structures d'enseignements adaptées. Aussi, au moment où est engagée une lutte contre toutes les causes de l'illettrisme, lui demande-t-il de préciser quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place afin d'améliorer le diagnostic et le suivi de ces troubles.

Réponse publiée le 18 août 1997

Le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie réserve une attention toute particulière à la situation des enfants et notamment à ceux qui éprouvent des difficultés d'apprentisage du langage oral et écrit. La note de service n° 90-023 du 25 janvier 1990 adressée aux autorités académiques préconise un certain nombre de mesures en faveur de ces élèves et plus particulièrement une sensibilisation des enseignants aux problèmes des enfants dyslexiques. Ce texte insiste notamment sur l'importance « d'un dépistage précoce des éléments révélateurs des troubles des apprentissages nécessitant un diagnostic et d'une pédagogie différenciée adaptée aux besoins de ces élèves ». A l'heure actuelle, la scolarisation de ces enfants est prise en charge en milieu ordinaire. Toutefois, ils bénéficient parallèlement d'aides particulières apportées par des maîtres spécialisés intervenant au sein de réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficultés (RASED). En matière de formation des enseignants, deux options du certificat d'aptitude aux actions pédagogiques spécialisées d'adaptation et d'intégration scolaires (CAPSAIS) comprennent dans leur programme, l'une la problématique des apprentissages (option E : enseignants spécialisés chargés de l'enseignement et de l'aide pédagogique auprès des enfants en difficulté à l'école préélémentaire et élémentaire), et l'autre des informations sur le dysfonctionnement du langage oral et écrit et notamment sur le problème des dyslexies-dysorthographies (option G : enseignants spécialisés chargés de rééducation). Le centre national d'études et de formation de Suresnes organise régulièrement des stages de formation destinés aux personnels concernés par la situation de ces enfants. Enfin, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie attend avec intérêt les résultats des travaux du groupe de travail sur les troubles du langage qui a été constitué dans le cadre du centre technique national d'études et de recherches sur les handicaps et inadaptations (CTNERHI).

Données clés

Auteur : M. Éric Doligé

Type de question : Question écrite

Rubrique : Santé

Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie

Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie

Dates :
Question publiée le 14 juillet 1997
Réponse publiée le 18 août 1997

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