Question écrite n° 1180 :
DOM : Guadeloupe

11e Législature

Question de : M. Léo Andy
Guadeloupe (3e circonscription) - Socialiste

M. Léo Andy attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'insuffisance des moyens du centre pénitentiaire de Baie-Mahault en Guadeloupe. Il en résulte de sérieux problèmes de sécurité pour les personnels concernés qui réclament, outre une augmentation des effectifs, l'implantation d'un troisième mirador afin d'éviter les multiples évasions qui ont lieu ces derniers temps. Face à la légitime inquiétude des intéressés, il lui demande de préciser les mesures qu'elle compte prendre pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement de ce centre.

Réponse publiée le 24 novembre 1997

L'établissement pénitentiaire de Baie Mahault, nouvellement construit a été mis en service le 15 décembre 1996. Les fonctionnaires pénitentiaires avaient été affectés plusieurs mois avant la date de mise en service de l'établissement et ont pu ainsi bénéficier d'un programme de formation qui a prévu la réalisation d'exercices de mise en situation afin de tester les systèmes de sécurité, le fonctionnement, ainsi que les moyens d'alerte et d'intervention. Le directeur de l'administration pénitentiaire a diligenté avant et après l'ouverture de l'établissement plusieurs missions afin d'apprécier tant les problèmes liés aux effectifs du personnel et à l'organisation du service que ceux touchant la sécurité de l'établissement. Le résultat des diverses analyses conduit à prévoir d'accroître la sécurité de l'établissement, des adaptations matérielles d'un coût estimé à 2,6 millions de francs et concernent pour les plus importantes : la pose de concertinas ; la mise en place d'une barrière électrique avec report des alarmes au poste central d'information (PI) et au mirador ; la réalisation du report des commandes d'ouverture des portes du poste central de communication (PCC) et des postes d'information et de communication vers le PCI ; le remplacement des luminaires du chemin de ronde ; la pose d'alarme coups de poing et interphonie associées dans les miradors et les guérites des cours de promenades. Outre les travaux dont certains sont déjà achevés, les personnels demandent l'implantation d'un troisième mirador afin de prévenir les risques d'évasion. La construction d'un troisième mirador n'apparaît pas indispensable. En effet, le déplacement de la guérite de surveillance des cours de promenade à l'arrière du terrain de sport devrait permettre, à moyens constants, de garantir un niveau de sécurité suffisant.

Données clés

Auteur : M. Léo Andy

Type de question : Question écrite

Rubrique : Outre-mer

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Dates :
Question publiée le 14 juillet 1997
Réponse publiée le 24 novembre 1997

partager