taxe forfaitaire au profit de l'association nationale pour le développement agricole
Question de :
M. Philippe Armand Martin
Marne (6e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Philippe Martin attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur un litige qui oppose certains viticulteurs à l'administration fiscale. Le décret n° 95-1355 du 28 décembre 1995 a institué au profit de l'Association nationale pour le développement agricole une taxe parafiscale forfaitaire de 500 francs due par les exploitants agricoles. L'instruction 3Q-3-96 du 12 mars 1996 est venue préciser le champ d'application de cette taxe. En sont redevables le métayeur et le bailleur en cas de métayage ; en sont exonérés les exploitants agricoles retraités ou ayant cessé leur activité même s'ils conservent une parcelle de subsistance ou continuent à écouler leurs produits en stocks. Ce texte est d'application litigieuse avec les usages de la Champagne. En effet, de nombreux retraités ont donné à bail leur exploitation. Etant retraités, ils n'ont plus d'activité agricole et sont donc normalement exonérés de ladite taxe. Or l'administration fiscale considère qu'ils en sont redevables car ils sont bailleurs à métayage. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser l'application de l'instruction ci-dessus référencée, afin de lever toute ambiguïté.
Réponse publiée le 29 juin 1998
La taxe forfaitaire de 500 francs instituée par le décret n° 95-1335 du 28 décembre 1995 au profit de l'association nationale pour le développement agricole est due par les exploitants agricoles, quel que soit leur statut juridique. L'instruction administrative du 12 mars 1996 qui décrit les règles applicables à cette taxe précise qu'en cas de métayage le bailleur et le métayer sont tous les deux redevables de la taxe. En effet, le bailleur à métayage est réputé exercer conjointement l'activité agricole avec le métayer, et a donc également la qualité d'exploitant agricole. S'agissant des situations évoquées par l'auteur de la question, une réponse plus précise ne pourrait être apportée que si, par l'indication des nom et adresse des personnes concernées, l'administration était mise en mesure de procéder à des enquêtes.
Auteur : M. Philippe Armand Martin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Taxes parafiscales
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 23 mars 1998
Réponse publiée le 29 juin 1998