fonctionnement
Question de :
Mme Odette Trupin
Gironde (9e circonscription) - Socialiste
Mme Odette Trupin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'enseignement technologique court qui fait l'objet, depuis plusieurs décennies, de plans de revalorisation ponctuels. Force est de constater que, aussitôt achevées, les expositions rangées dans les ateliers ou les placards, l'intérêt retombe et les parents continuent à choisir les enseignements longs pour leurs enfants. Qu'on le veuille ou non, l'enseignement court reste une filière de l'échec scolaire ou d'un environnement socioculturel de l'enfant en difficulté. Elle lui demande comment il entend provoquer une véritable mutation des mentalités pour réhabiliter sérieusement et durablement ces filières, formatrices d'ouvriers qualifiés.
Réponse publiée le 3 novembre 1997
Les lycées professionnels ont connu une mutation profonde avec la fermeture des sections de CAP en trois ans, la rénovation des BEP et la création du baccaulauréat professionnel. On assiste chaque année depuis 1990 à un développement de leurs effectifs. A la rentrée 1997-1998 les effectifs en BEP et CAP préparés en deux ans après la troisième augmentent de 2,2 %, alors que ceux des élèves de seconde baissent de 0,7 %, et ceux de baccalauréat professionnel augmentent de 3,7 %. Si l'image des formations professionnelles reste cependant peu attractive, c'est davantage pour des raisons liées à la faible reconnaissance des métiers ouvriers et employés en France, qu'à une volonté du système éducatif de privilégier les formations générales.
Auteur : Mme Odette Trupin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement technique et professionnel
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie
Dates :
Question publiée le 21 juillet 1997
Réponse publiée le 3 novembre 1997