Question écrite n° 24144 :
porcs

11e Législature

Question de : M. René Dutin
Dordogne (3e circonscription) - Communiste

M. René Dutin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les demandes de création et d'extension des porcheries industrielles qui se multiplient en Aquitaine et plus particulièrement dans le département des Pyrénées-Atlantiques où, après le refus d'un projet à Gerderest, les projets de Carresse-Cassaber (à proximité de la station thermale de Salles-de-Béarn) et de Lagos ont été approuvés alors que l'opposition des élus locaux et de la population était unanime. D'autres projets sont annoncés dans le Nord-Est du département, par ailleurs voisin du département des Landes qui a, lui aussi, à connaître ce type de projet. A l'origine de cette multiplication, plusieurs raisons dont l'obtention de l'IGP (identifications géographiques protégées) Jambon de Bayonne qui conduit à envisager un développement de la production de 30 % à 40 %. Les élus et les populations concernés craignent que se développe une production standard bas de gamme qui, grâce à cette IGP, pourrait ainsi se démarquer plus aisément de la concurrence. Dans ce contexte, les élus et les populations sont dans l'attente d'un nouveau type de développement agricole durable, solidaire dont l'objectif tend vers une juste rémunération du travail agricole à partir d'un prix minimum garanti pour un volume donné de productions, cela implique le maintien, le développement de l'emploi et des territoires ruraux, l'amélioration des conditions de vie des petits et moyens agriculteurs, le respect des équilibres écologiques. Les élus et les populations concernés constatent que la loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées a été inopérante - dans le cas de production hors sols - par des textes d'application et des pratiques administratives. En conséquence, il lui demande de s'assurer de la bonne exécution de ladite loi et qu'il sursoit aux autorisations administratives accordées pour les projets en question. Par ailleurs, face à la multiplication de projets de ce type dans de nombreux départements français, quelles mesures le ministère envisage-t-il pour protéger ces zones avant qu'elles ne deviennent « zones vulnérables » donc polluées, et rendre plus rigoureuse la réglementation en vigueur.

Réponse publiée le 6 septembre 1999

Les autorisations accordées par les préfets dans le cadre de la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement ne peuvent l'être que si celles-ci sont conformes aux différentes prescriptions prévues dans cette réglementation, éventuellement complétée par des dispositions spécifiques visant à améliorer la protection de l'environnement. Ces autorisations ne peuvent être refusées en règle générale pour d'autres motifs que ceux relevant de cette réglementation. C'est pourquoi la loi d'orientation agricole qui vient d'être promulguée prévoit d'introduire, pour les élevages de porcs, des critères d'autorisation autres qu'environnementaux, en particulier la taille de l'élevage. Ces critères seront prochainement précisés par décret et l'autorisation correspondante sera donnée après avis de la commission départementale d'orientation des structures.

Données clés

Auteur : M. René Dutin

Type de question : Question écrite

Rubrique : Élevage

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 18 janvier 1999
Réponse publiée le 6 septembre 1999

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