GDF
Question de :
Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont
Haute-Vienne (3e circonscription) - Socialiste
Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'industrie sur les modalités d'extension de la desserte gazière. En effet, lors de la loi portant diverses dispositions d'ordre économique et financier, il a été décidé de définir un plan de desserte triennal pour les zones non encore desservies afin d'accélérer le rythme de raccordement de communes nouvelles. Or, ces extensions, qui sont en majeure partie cofinancées par l'opérateur public GDF et les collectivités territoriales, obligeraient ces dernières à participer partiellement alors que GDF serait bénéficiaire et utiliserait ce financement en aides commerciales directes. Elle lui demande en conséquence quelles dispositions elle envisage d'adopter pour obtenir une plus grande transparence sur les pratiques en matière d'extension.
Réponse publiée le 17 mai 1999
L'article 50 de la loi n° 98-546 du 2 juillet 1998 dispose, notamment, que seules les communes dont la desserte donne lieu à une rentabilité au moins égale à un taux fixé par un décret en Conseil d'Etat peuvent figurer au plan national de desserte gazière. Le décret n° 99-278 du 12 avril 1998 a fixé ce ratio de rentabilité minimale à 0, ce qui signifie que le total actualisé des recettes doit être au moins égal au total actualisé des dépenses. Comme l'indiquait déjà le rapport de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan de l'Assemblée nationale sur le projet de loi, une telle valeur de ratio de rentabilité implique qu'aucune subvention de la part des communes raccordées, ou d'une tierce partie, n'est nécessaire. Il n'y a donc plus lieu de parler d'un cofinancement entre GDF et les collectivités locales. Ce sustème n'avait de sens que dans le cadre réglementaire préexistant où une forte rentabilité était exigée et où des financements complémentaires des collectivités territoriales pouvaient s'avérer nécessaires afin d'atteindre cette rentabilité. En ce qui concerne les aides commerciales de GDF dont fait état la question posée, elles sont régies par l'article 8 du chapitre III du contrat Etat-entreprise de GDF pour la période 1997-1999. Cet article précise que le développement des placements en gaz sera accompagné d'appuis commerciaux à caractère financier pour certaines opérations délimitées à caractère innovant ou de nature à faciliter l'équipement des ménages en appareils au gaz. Ces aides commerciales dont le montant reste limité au niveau fixé dans le précédent contrat 1994-1996, soit 500 millions de francs par an, restent soumises aux règles de la concurrence sous le contrôle des juridictions compétentes.
Auteur : Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont
Type de question : Question écrite
Rubrique : Énergie et carburants
Ministère interrogé : industrie
Ministère répondant : industrie
Dates :
Question publiée le 1er février 1999
Réponse publiée le 17 mai 1999