Question écrite n° 24622 :
personnel

11e Législature

Question de : M. Jean-Claude Bateux
Seine-Maritime (5e circonscription) - Socialiste

M. Jean-Claude Bateux appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur le devenir professionnel des aides opératoires instrumentistes, non diplômées d'Etat, dont la présence dans les équipes chirurgicales serait remise en cause malgré l'acquis d'une solide expérience professionnelle portant sur plusieurs années, de compétences reconnues et appréciées des chirurgiens qu'elles assistent, dont le remplacement serait assuré par des infirmières diplômées d'Etat débutantes. En conséquence, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour régulariser la qualification de ces personnels actuellement en activité.

Réponse publiée le 8 mars 1999

Les fonctions qui peuvent être exercées par les professions médicales et paramédicales sont définies par le code de la santé publique, notamment dans son article L. 372, et les décrets de compétence qui régissent les différentes professions. C'est ainsi que le décret n° 93-345 du 15 mars 1993, relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier, dispose en son article 6 que l'infirmier participe en présence d'un médecin « aux activités au sein d'un bloc opératoire, en tant que panseur, aide ou instrumentiste ». Il en résulte que des personnes non qualifiées ne peuvent exercer certaines fonctions de bloc opératoire. Il n'y a donc aucune règle nouvellement édictée mais il semble qu'il existe, dans certains cas, des pratiques ne se conformant pas pleinement à cette réglementation. C'est pourquoi le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale a demandé à ses services d'analyser la situation dans les cliniques privées, de rappeler cette réglementation dans l'intérêt des patients et de veiller à son application. Il est apparu, en effet, que dans certaines cliniques sont employés des aides opératoires non titulaires d'un diplôme d'infirmier et qui, dans certains cas, ne justifient d'aucun diplôme. Ses services s'attachent à trouver une solution pour ces aides opératoires qui, tout en garantissant le respect des règles de qualification et d'expérience professionnelle fixées pour exercer certaines fonctions auprès de chirurgiens, prenne en compte les compétences de ces personnels et ne remette pas en cause leur emploi. Le Conseil d'Etat a été saisi de cette question par le Gouvernement afin d'exploiter toutes les voies de droit possibles.

Données clés

Auteur : M. Jean-Claude Bateux

Type de question : Question écrite

Rubrique : Établissements de santé

Ministère interrogé : santé et action sociale

Ministère répondant : santé et action sociale

Dates :
Question publiée le 1er février 1999
Réponse publiée le 8 mars 1999

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