bovins
Question de :
Mme Nicole Feidt
Meurthe-et-Moselle (5e circonscription) - Socialiste
Mme Nicole Feidt expose à M. le ministre de l'agriculture et de la pêche que de nouveaux cas de maladie de la vache folle apparaissent sur le territoire national et lui demande s'il s'agit d'une poursuite naturelle de l'épizootie ou si, au contraire, on peut considérer qu'il s'agit d'une manifestation endémique de la maladie.
Réponse publiée le 7 février 2000
L'examen du nombre des cas d'encéphalopathie spongiforme bovine, connue sous le nom de « maladie de la vache folle », au cours de l'année 1999 (31 cas dont 1 importé de Suisse) montre une augmentation sensible de l'incidence de l'affection par rapport à 1998 (18 cas), elle-même sensiblement supérieure à celle de 1997 (6 cas). Tous ces animaux sont nés avant que la réforme de l'équarrissage ne permettre l'incinération de tous les cadavres d'animaux et des organes susceptibles d'être contaminants (matériels à risques spécifiés-MRS) issus de l'abattage des ruminants (fin 1996). En effet, avant ces mesures, des contaminations croisées dans l'industrie de l'alimentation animale ont pu accidentellement être à l'origine de la présence de farines de viande dans l'alimentation des bovins. Eu égard à la durée moyenne d'incubation de la maladie (cinq ans), il est à redouter que nous assistions à une évolution défavorable jusqu'à la fin de l'année 2001.
Auteur : Mme Nicole Feidt
Type de question : Question écrite
Rubrique : Élevage
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 1er février 1999
Réponse publiée le 7 février 2000