Question écrite n° 25150 :
personnel

11e Législature

Question de : M. Yann Galut
Cher (3e circonscription) - Socialiste

M. Yann Galut souhaite attirer l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la situation des personnels aides opératoires et aides instrumentistes en blocs opératoires. Les personnels qui risquent d'être exclus des blocs opératoires sont ceux qui ne disposent pas du diplôme d'infirmier d'Etat. Pourtant, le Syndicat national des chirurgiens et de nombreux membres du corps médical ont manifesté leur attachement à un personnel qu'ils jugent souvent expérimenté, de confiance et efficace. Compte tenu du manque d'infirmières formées aux spécialités des blocs opératoires et des nombreux licenciements ou reclassements dégradants qui risquent d'être proposés aux intéressés, il lui demande de bien vouloir examiner les possibilités de reconnaître ses personnels par un statut spécifique, sur la base d'une évaluation objective de leurs compétences et de leurs qualités.

Réponse publiée le 22 mars 1999

Les fonctions qui peuvent être exercées par les professions médicales et paramédicales sont définies par le code de la santé publique, notamment dans son article L. 372, et les décrets de compétence qui régissent les différentes professions. C'est ainsi que le décret n° 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier dispose en son article 6 que l'infirmier participe en présence d'un médecin « aux activités au sein d'un bloc opératoire, en tant que panseur, aide ou instrumentiste ». Il en résulte que des personnes non qualifiées ne peuvent exercer certaines fonctions de bloc opératoire. Il n'y a donc aucune règle nouvellement édictée mais il semble qu'il existe, dans certains cas, des pratiques ne se conformant pas pleinement à cette réglementation. C'est pourquoi le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale a demandé à ses services d'analyser la situation dans les cliniques privées, de rappeler cette réglementation dans l'intérêt des patients et de veiller à son application. Il est apparu, en effet, que dans certaines cliniques sont employés des aides opératoires non titulaires d'un diplôme d'infirmier et qui, dans certains cas, ne justifient d'aucun diplôme. Ses services s'attachent à trouver une solution pour ces aides opératoires qui, tout en garantissant le respect des règles de qualification et d'expérience professionnelle fixées pour exercer certaines fonctions auprès de chirurgiens, prenne en compte les compétences de ces personnels et ne remette pas en cause leur emploi. Le Conseil d'Etat a été saisi de cette question par le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale.

Données clés

Auteur : M. Yann Galut

Type de question : Question écrite

Rubrique : Établissements de santé

Ministère interrogé : santé et action sociale

Ministère répondant : santé et action sociale

Dates :
Question publiée le 8 février 1999
Réponse publiée le 22 mars 1999

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